D’aussi loin que je me souvienne, c’est-a-dire en 1996, l’année de mon 6ème secondaire au Collège St Louis de jérémie, ce garçon possédait déjà l’âme d’un artiste. Je ne l’ai jamais vu conformiste ou linéaire comme tout élève d’un collège congréganiste huppé, accroché à leurs règlements, leurs interdits.

Ceci dit, je ne l’ai jamais vu non plus boudé, triste, calme ou en froid avec qui que soit. Partout, il traînait un sourire sans fin, une démarche en cascade, une bonne humeur contagieuse et des refrains plutôt curieux, car, ils sonnaient bien.

Un autre élément bizarre, il était toléré par tous les adultes de son entourage. Je n’ai toujours pas compris ce qui peut entraîner une conversation entre lui et ma mère, où les deux envoient des éclats de rire digne d’un  » Sitcom  ».

Et le plus étrange, sa guitare! Toujours en compagnie d’une guitare.

De longues et tranquilles promenades dans l’obscurité d’une ville aux senteurs de vacances de pâques, sa petite bande le suit partout, jusque sur la galerie qui accueillera la sérénade. Un public primitif certes, mais toujours satisfait.Les filles, absolument toutes, repartaient avec des étoiles pleins les yeux et des rêves secrets bien enfouis…dans cette province du Sud, eh bien on est pudique et bien élevés, et les garçons, avec ce goût d’espoir qu’un jour ,le monde sera nôtre!

Un marchand de rêves, un marchand d’espoir!

Avec un talent qui n’a pas tardé à se confirmer, NOUS, on continue de le suivre partout, à se l’approprier, à toujours rappeler aux AUTRES, qu’il est de notre terre, que son nombril y est planté.

Ils nous rendaient fier.

NOUS ici, regroupe deux catégories: ses fidèles compagnons de chemin en particulier, et en général les jérémiens. Les AUTRES, tout ceux que BALLADE MAX a permis de découvrir, un jeune talent, un chanteur de charme, un zuzu, un allié du français, un artiste simple et sympathique, un jeune homme fougueux et ambitieux.

TOUS ne sont pas du même avis, défendre la femme et les enfants, chanter RECOMMENCE, PINGA , IL Y A DANGER est dangereux et n’attire pas forcément que des admirateurs. BEAUCOUP sont méfiants , prudents et même carrément sceptiques.

La nouvelle est tombée comme un coup de massue: JEAN JEAN ROOSEVELT, grand gagnant des 7èmes jeux de la Francophonie, catégorie chanson!

Nice 2013/ 7ème Jeux de la Francophonie
Nice 2013/ 7ème Jeux de la Francophonie

Une Médaille d’Or pour HAITI! Une Haiti qui s’allie à la cause, une Haiti qui comprend, une Haiti qui se réveille et qui entend au même moment où d’autres continents courtisent notre fierté!

Europe, Asie, Afrique, un pèlerinage de musique en faveur de la culture haïtienne!

Liège, une ville que je n’oublierai jamais…pour bien de raisons,  une ville qui m’a aidé a comprendre que la beauté est universelle. Que l’amour, où que l’on va s’exprime de la même manière. En face d’une multitude de gens, de races et d’origines différentes, sa musique coule avec fluidité. Effluves de créoles et de sonorités tchyaka, loin de semer la confusion, sont reçus avec le même air rêveur, la même ferveur, qui rappelle l’adolescent qu’il était et qui chantait des sérénades pour ses amis. Les applaudissements et les cris sont des poches d’air qui font gonfler ma fierté.

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Scène du Théâtre de Liège/ 2ème Forum Mondial Langue Française

Le Festival Francophonie Métissée, s’offre cette année pour sa clôture ce 16 octobre 2015, un Jean Jean Roosevelt riche en accomplissements et encore jeune d’avenir avec en main un nouvel album: MA DIRECTION! Un quatrième opus qui témoigne de la grandeur d’âme de l’artiste, de la dimension universelle de son talent qu’il utilise soit pour attirer l’attention sur les grands problèmes liés aux changements climatiques ( J’ai à coeur ma planète), ou pour dénoncer un système vicieux qui dure depuis trop longtemps ( Victimes) ou encore pour chanter l’amour véritable ( Kima Doon set) entre autres, comme le courage de revivre la traite négrière (l’île de Gorée) ,ou en ouvrant son coeur à son public ( Je suis à donner) à découvrir ce 13 Novembre 2015, lors de la sortie officielle de l’album en Haiti.

L’avenir de la musique haïtienne reste la priorité du chanteur qui s’investit actuellement dans un nouveau projet social pour les jeunes: DOREMI Ecole de Musique, avec l’aide de l’avocate Nathalie Wakam et du notaire candidat à la Présidence d’Haïti Me Jean Henry Céant!

jjr

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