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'' Coeur et Plus ''

Mois

mai 2016

Fête des mères,coups de blues…

 » La fête des mères, tous les derniers dimanche du moi de Mai. Je subis la joie, l’émotion et l’euphorie autour de moi comme un affront, un affront à ma féminité. J’ai un ennemi, et il met un point d’honneur à toujours gagner la bataille. Cela dure 5 ou 6 ans environ, mon cri ne sort jamais bien loin: Il faudrait que cela cesse, cessez le feu! Mais mon cri ne parvient jamais dans les tréfonds qui donnent la vie.  »

Mon histoire n’est pas unique. Elle est plûtot familière à beaucoup d’autres femmes. Nous sommes un bon nombre à ne pas nous rejouir pleinement de cette fête autour de la reconnaissance et de l’amour. La joie ne nous saisit pas dans les tripes. Mais nous pouvons imaginer ce bonheur. Quelle prétention! Comment pouvons-nous imaginer une situation dans laquelle nous ne nous sommes jamais retrouvées? Ce bonheur est si personnel, relié par un cordon ombilical unique, une chose qui nous est inconnue. Alors, nous n’en savons rien, nous ne savons rien du bonheur d’être maman.

 

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 » Il faut de tout pour faire un monde, il me faut TOI pour faire le mien  » Auteur Inconnu

 

Ce que nous savons bien en revanche, ce nous comprenons le mieux,c’est ce désir. Le désir de porter la vie, de donner la vie. Ce que nous comprenons, c’est ce vide dans notre ventre. C’est cet appel qui ne reçoit jamais de réponse. Nul besoin d’imaginer à cet stade, nous savons! Nous vivons le vide, le silence…aucun bruit ne nous parvient, aucun son doux …comme MAMAN!

Pour avoir aimé une mère, on a vécu le plus grand amour du monde, mais pour ne pas être mère à notre tour, on pleure le grand amour, le vrai. On espère les calins, les témoignages d’affection, les immenses sacrifices, les larmes de l’amour à sécher, les confidences à recevoir, les corrections à donner, les bobos à calmer, les angoisses des malheureux jours…on voudrait vivre!

Mais l’ennemi, cette conséquence d’une maladie, cet effet secondaire, cette infertilité, ce refus catégorique de l’autre, l’autre qu’on attend désespérément…l’ennemi victorieux se fiche qu’on soit prête, qu’on se sent capable, qu’on a l’envie qui nous ronge.

Parce qu’il y a les mères, mais aussi le désir d’être mère.

Photos: Google.com

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Jean d’Amérique nous quitte…

 

Le poète et slammeur Jean d’Amérique quitte le pays en direction de la France pour une résidence artistique du 22 mai au 16 août 2016. Après  le succès de Petite Fleur du Ghetto récemment mis en spectacle, l’artiste compte nous livrer une nouvelle création artistique puisqu’il est parti travailler sur son projet de spectacle : Liberté, mon seul pirate ! Afin de concrétiser cet œuvre, il est reçu par la Maison Des Arts Théâtre au bout des doigts à Agen en France. Ce séjour de trois mois lui servira à approfondir et à terminer cette création qui est soutenue en Haïti, par la FOKAL.

Au cours de ce voyage, le Fils du soleil aura à sillonner également des routes menant à Paris, Marseille, Reims, Bordeaux, Lille, etc… pour dit-il, faire don de son œuvre poétique.  Un programme chargé entre animation d’atelier, des rencontres littéraires, des performances autour de son livre Petite Fleur du Ghetto, Mention spéciale du Prix René Philoctète de la poésie 2015.

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Une semaine en Italie est aussi inscrite à ce pèlerinage du Fils du soleil qui traine avec lui sa Fleur du Ghetto, ses projets, ses rêves, son pays et sa bande qu’il affirme vont lui manquer énormément durant son absence. Cependant, il considère cette opportunité, comme une occasion de partager sa vision du monde, sa poésie et sa culture, de faire des rencontres et de créer des liens utiles pour sa carrière. Il espère que son art profitera en maturité de cette expérience qu’il pressent enrichissante.

Jean d’Amérique parti et déjà installé à Agen, on lui souhaite un séjour d’une dimension artistique qu’on pourra savourer bientôt à la lumière de son prochain spectacle : Liberté, mon seul pirate.

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Jean d’Amérique joue Petite fleur du Ghetto

Il y a quoi dans les livres?

« La curiosité mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l’Amérique. »

                                                                                                                 De José Maria Eça de Queiros

C’est aussi un vilain défaut, selon notre éducation. Enfant, on te punit pour ta curiosité, c’est dangereux et  hors des règles de bienséance. Et pourtant, le mot que je trouverais pour définir l’enfance tout de suite après, Innocence serait: Curiosité.

Bien que je vais vous parler de livres et non d’enfants, cependant la curiosité donne encore le ton. Le livre est un déclencheur de curiosité par excellence. Le livre fermé ou ouvert appelle un lecteur. Ou même un visiteur, un simple observateur. Le livre incite à la découverte. Que renferme ce tas de papier? Parce qu’au départ, ce n’est qu’un tas de papier, il prend forme et fond sous les yeux du curieux qui ose le tenir ouvert. Il sera ce roman d’amour ou cet essai engagé ou cette bande dessinée érotique, mais il faudrait d’abord être curieux pour le découvrir.

Moi, je suis un produit de ma curiosité. C’est-à-dire des livres que j’ai lus. J’ai tout appris dans les livres. Je n’étais pas une enfant curieuse pour mon entourage, je ne posais pas souvent de questions. J’ai eu la chance de comprendre très tot ce que renfermaient les livres, j’ai pû comparer de très tot la réponse des gens et la réponse des livres, j’ai préféré celle des livres et je n’ai plus posé de questions.

Voyons, on n’élève pas trois bambins dans une maison avec un meuble ancien rempli de livres de tous genres et penser leur cacher la vérité. Moi, en tout cas je m’en suis servie. Mon père, sous l’emprise de la culture de sa ville (Jérémie) était un intellectuel. Amant de cette poésie d’allégorie pour la fidélité des femmes de son temps, ou la beauté de la terre natale, la fièrté pour le pays…Il était aussi de ceux qui savaient chanter une sérénade sous la fenêtre de la bien-aimée idole…(oui ces choses-là existaient vraiment!) De cette savante attitude, j’ai reçu un héritage. L’accès illimité à son  » Buffet ».

Le buffet est ce meuble ancien dont je viens de vous parler qui contient quelques centaines de livres, de cahiers, de magazines. Des auteurs j’en ai lu des noms, des titres j’en ai balbutié, tant il y en avait. Des livres documentaires, des séries policières, des romans, de la poésie, des livres d’humour salaces, de développement personnel, de philosophie…Non, je n’etais pas perdue. J’etais de toute évidence dans mon élément. Ma curiosité était sans limite, je découvrais le monde au fil des mes lectures, je frappais à des portes et j’avais des réponses. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le comprendre, les livres contenaient les réponses. La curiosité force l’imagination, les livres nous transportent au delà de cette imagination, nous mettent face à la vérité, la connaissance, la lumière. Cette vérité peut ne pas être absolue, mais ce qui compte c’est la vérité de l’auteur. C’est la connaissance que l’on fait fait avec son histoire, c’est comprendre son épanchement et pouvoir lire son information. C’est ce que contiennent les livres, cette connaissance qui donne le pouvoir. Le pouvoir de changer voir chambouler le cours des situations, d’une vie à la lumière d’un livre.

Pour terminer ce billet, l’envie me prend de vous citer 10 titres qui ont marqué mon parcours de lectrice. Ce ne sont pas forcément les plus beaux ni mes préférés…Mais ceux-là ont su me donner une vérité, une connaissance, une lumière à un moment où j’en avais fatalement besoin!

1- L’odeur du café  Dany Lafferière

2-Jusqu’au bout des rêves Philip Shelby

3-Alleluia pour une femme jardin René Depestre

4-The love machine Jacqueline Susann

5- La Maudite Guy des Cars

6-Le petit Prince Antoine de saint-Exupery

7-Perles Celia-Brayfield

8-Les Jeunes s’interrogent Les témoins de Jéhovah

9-Le desespoir des singes et autres bagatelles Françoise Hardy

10- Ainsi parlait  Zarathoustra Friedrich-Nietzsche

Photo: Google.com

18 Mai, c’est la fête ou pas?

« Un temps pour chaque chose… »

Cet énoncé est biblique et donc renferme une vérité sacrée. Adaptons: Je dirais, fini la fête, maintenant réfléchissons. Oui, parce 18 Mai, j’ai fait la fête. J’ai fêté la création du drapeau de mon pays. Ouais, Haïti!

Je l’ai fêté de bien de façons: Je me suis réveillée 2 heures plus tard que d’habitude, vive le congé du 18 Mai. J’ai fait la lessive qui traînait, j’ai cuisiné, j’ai regardé la télé, documentaire sur Toussaint Louverture, l’histoire de la colonisation de Saint-Domingue, la Reine des neiges. J’ai passé mon après-midi dehors avec ma caméra en train de chasser des images de parade, de fêtes bicolorées. La soirée, jusqu’à l’assoupissement final sur internet en train de lire les opinions de mes compatriotes sur cette journée de congé.  La fête du drapeau haïtien, 18 Mai ne représente plus rien  qu’un jour férié, c’est un sujet qui divise, résumé de ma lecture.

Pour beaucoup d’entre nous, il n’y a pas lieu de fêter et ceux qui prétendent le faire sont des hypocrites. Ils ont des arguments en béton: Souveraineté perdue, que fait la MINUSTHA sur un sol libre? La communauté internationale, invitée d’honneur des grandes décisions nationales quitte le salon, prends la chambre, la cour (lakou) et s’érige en maîtresse qui menace, lance des mises en garde sévères à faire trembler de peur nos dirigeants, ces politiciens misérables sur un scène politique déplorable. Ils en ont plein, ce n’est pas fini: 18 Mai ne doit pas être célébrer parce qu’il y a trop d’haïtiens peu fier de leur pays, à l’extérieur, il se font passer pour des jamaïcains, des guadeloupéens…enfin, ce pays n’est qu’un gros bloc  de problèmes, on n’a rien à fêter.

Soupir! Long soupir! Qu’ils ont raison! Sur tous ces points, je ne trouve rien à répliquer. Je vis dans ce pays aussi et le tableau dépeint est fidèle.

Je rappelle, 18 Mai, ce n’est pas seulement la fête du drapeau, mais aussi celle de l’Université.  Cela donne à réfléchir, car un jeune de 20 ans sur les bancs de l’université en Haiti tremble de peur à l’idée d’en sortir, pour aller rejoindre les milliers d’autres qui sont passés sur ces bancs avant lui et qui sont encore sous le béton…au chômage. Donc à l’université, le jeune étudiant n’apprend pas le génie civil pour construire les plans de sa ville batie sans plan, ou proposer un plan d’urbanisation, mais il pense plutôt à se faire élire quelques années plus tard, Maire de sa ville natale avec l’espoir d’en sortir avec une voiture confortable, un visa et un titre honorable précédé ou suivi de la mention Ingénieur. Cela compte beaucoup pour la campagne éléctorale. Pas de licence en communication avec le rêve d’écrire un livre où l’on partagerait ses connaissances et expériences même 10 ans plus tard. Personne ne pense vraiment à ce pays, tout le monde ne pense qu’à s’en sortir. En effet, des raisons qui n’invitent pas aux réjouissances. Avec tous ces problèmes dans sa barque le marin a de quoi oublier le thazard et les haïtiens aucunes raisons de festoyer un 18 Mai.

Plus haut, je vous ai raconté ma journée de fête, notez bien qu’il n’y a eu ni rires, ni joies. Je n’ai pas été dans l’euphorie de mes plus jeunes années quand passait le défilé, des centaines d’écoliers costumés pour le jour, des marjorettes, des fanfares et tambourins, les badauds…le terrain de football, le prix de la meilleure pyramide, la fièrté parce que c’est 18 Mai, la fête du drapeau.

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Le drapeau haïtien, 213 ans de flotte!

Cependant, les choses allaient mal aussi à cette époque. Les enfants des ghettos etaient armés au lieu d’aller à l’école, j’avais peur des (Rastas) , de leurs dreadlocks et de leur mine terrifiante, c’était des chimères, le bas-culotte que je portais pour défiler coutait les yeux de la tête à ma mère, mon père se plaignait avec ses partisans qu’on lui avait volé ces points au bureau de vote, il serait Sénateur de la république sinon, le journal télévisé rapportait des crimes et au milieu de tout ce chaos, l’espoir:

« Demain, la gloire d’Haïti, les coeurs joyeux l’âme fervente, toujours en avant nous irons, la tête altière et hauts les fronts »

C’est quand demain? C’est aujourd’hui demain. Point de gloire, ni de dignité pourtant. Cela reste une belle chanson pour marquer le pas tous les 18 Mai. Je comprends vos mines boudeuses, je comprends votre refus de fêter, le coeur n’est pas à la fête, qui peut vous en vouloir? Il n’y a plus d’espoir. Même pas moi, sale hypocrite! Car, j’avais l’esprit à la fête, je fouinais à la recherche d’ambiance, je voulais me mettre au pas.

Il n’y a plus d’espoir, c’est ça votre excuse? Oû étiez-vous vous quand eux, ils prenaient leur courage à deux mains pour nous doter d’un drapeau? Quand Dessalines mettaient toute sa force de nègre pour arracher ce blanc d’étoffe qui symbolisait l’oppresseur ? Où étiez-vous quand eux ils faisaient acte de bravoure? Quand ils luttaient primitivement avec les armées les plus performantes de leur temps pour chasser les colons et inventer la liberté?  Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de NOUS, mais d’EUX.  La je deviens agressive, si vous me dites:  » C’est du passé »! Quel présent dois-je chérir?

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Votre égo vous joue des tours, il n’est pas question de jubiler sur nos petitesses et mésquineries, il n’a jamais été question d’applaudir ce que nous sommes devenus comme peuple, mais de toujours se rappeler que sur ce sol que vous  fouler, piaffer, voler, piller…c’est selon, il y a eu un jour de Grands Hommes. C’est le vrai sens du 18 Mai. Soyons hypocrites un jour pour les rendre hommage, l’hypocrisie ne tue pas!

Tonton America, un appel au patriotisme.

A la Fokal les 20,21 et 22 avril 2016 se tenait un spectacle dénommé Tonton America. Cette représentation théâtrale est l’œuvre de 12 artistes qui ont travaillés de concert afin de produire cette pièce  axée autour de l’occupation américaine en Haïti.

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En effet, en Avril 2015 lors d’un atelier organisé par l’American Corner avec Saul Williams, rappeur américain et Anisia Uzeyman, comédienne venue du Rwanda, ces 12  jeunes artistes s’étaient croisés et par la suite, ont décidés de travailler ensemble sur ce projet ambitieux qui a reçu le support de la Fondation konesans ak libete ( FOKAL)  et du programme Arts et Culture.

Mackenson Bijou- Rossi Jacques Casimir- Jean d’Amérique- Shelo François- Léonard Jean Baptiste- Pascale Julio- Wesly Lamour (Lywes du groupe rap Zatrap)- Sophonie Maignan- Katiana Milfort-Olwitchneider Sainclair- Jean Yvon Rubin- Mackendy Tondreau sont donc les auteurs de ce spectacle constitués de divers textes tantôt douloureux, tantôt accusateurs, d’autres ironiques, et aussi des rassembleurs sur un seul thème : l’occupation américaine en Haïti.

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Auteurs et aussi interprètes ces 12 artistes, des comédiens et comédiennes, rappeurs, des slammeurs et slammeuses qui étaient accompagnés d’un guitariste, d’un tambourineur ont  déjà pris place sur la scène  de la salle Unesco qui baignait dans une obscurité profonde. Les spectateurs essayaient de comprendre les consignes du metteur en scène, Michel Lemoine qui se donnait un mal fou pour interdire les téléphones allumés, les caméras et toute connexion internet, quand on entendit, les notes de l’hymne national. Apres une transition synchronisée du tambour de Marc-Harold Pierre et de la guitare Jimmy Kerby Toussaint, le bruit sourd d’une invocation ou d’une prière s’élevèrent et voilà donc Fokal, plongés en plein spectacle de Tonton America !

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Tonton America est un spectacle qui force à tourner le regard, vers un passé oublié. La réalité autour de ce travail artistique frappe de plein fouet, tant les textes ramenaient la douleur et la souffrance d’un temps qui fut pourtant bien réel.

Le son d’un « Notre Père » des plus étranges, égayait malgré tout la salle, Mais ce fut plus que ça Tonton America.  C’est une création artistique osée et pensée, qui dénonce l’esclavage mentale, l’aliénation par le biais de la religion, en l’occurrence le christianisme, le rejet du vaudou, les crimes perpétrés sous l’occupation américaine. Un spectacle qui remplit un devoir de mémoire, « Sur mon visage j’ai dessiné les signes du Samba et je remonte lentement ô mon Pays le lit de ton Histoire » Ces paroles empruntées du célèbre titre de Anthony Phelps, «  Mon pays que voici » a fait son petit effet.

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1915-1934 une période qui nous a ravi des pères, des frères et sœurs, des mères, ce qu’ils ont tenté de nous rappeler par le biais de l’œuvre de Maryse condé qui y était, forte, poignante : « On pendit ma mère»!  Tonton America, plus qu’un spectacle un mouvement de conscience qui met à nu les séquelles et endommagements laissés par l’occupation américaine sur notre société actuelle, en exemple notre langage truffés de mots anglophones comme « thug, Yeah, Man… »

Ils étaient tout de noirs vêtus, visages fermés, poings serrés, des pas de danses énergiques, des gestes d’espoirs,  l’un d’entre eux verse des larmes en disant son texte, moment émouvant, les interprètes de Tonton America s’étaient donnés à fond pour faire revivre aux spectateurs cette blessure, ce mal atroce, ce passé historique. Pour rappeler le courage et l’héroïsme de certains leaders cacos comme Charlemagne Péralte, Sudre Dartiguenave…

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De Tonton America, on retiendra le souvenir d’un spectacle qui fouillant dans notre passé contemporaine de peuple, arrive à titiller un élan patriotique, aussi des morceaux du chanteur engagé Manno Charlemagne bien interprétés par la troupe, et cette phrase sans fard qui clame : « Je dénonce l’injustice que m’a fait subir l’occupation américaine » !

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Photos: Reginald Louissaint

Jean Jean Roosevelt, pour la célébration du français en Louisiane.

Arnaudville, dans l’Etat de Louisiane aux Etats-Unis a accueilli Jean Jean Roosevelt du 11 au 17 avril dernier à l’occasion de La Semaine Française d’Arnaudville 2016. Déjà à sa quatrième édition, cette manifestation qui a pris naissance en 2013  rassemble, des experts de renommée internationale dans le domaine de l’économie créative. Des artistes et entrepreneurs, artisans et universitaires, bricoleurs et acteurs de la société civile, électeurs et élus, citoyens d’Arnaudville et d’ailleurs, afin de discuter ensemble des idées et des projets dans le domaine de l’économie créative et du Creative Placemaking.

Le terme  Creative PlaceMaking est un concept qui consiste à mélanger  les arts et la culture d’une région à sa communauté économique pour créer des emplois.

Invité par le collectif NUNU, association à but non lucratif qui encourage les talents artistiques et l’entreprenariat en créant des liens entre artistes, commerces, organisations et programmes, le chanteur était appelé à représenter Haïti et la langue française dans cette communauté de la Louisiane qui s’engage à faire vivre la langue et la culture francophone dans leur agglomération.

A Arnaudville, c’était un agenda chargé pour le chanteur qui a donné plus de deux concerts, participé à des conférences dans le but de partager la langue française avec des jeunes écoliers, étudiants et citoyens de la zone. Selon l’Artiste, la Semaine  Française d’Arnaudville est pour lui, un moyen de créer des liens, de rencontrer des jeunes d’autres pays et de vivre la passion d’une même langue.

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Ses prestations musicales ont été aussi à l’affiche du 15 au 17 avril dans l’évènement Le Feu et l’Eau Rural Arts Celebration, et le Festival international de la Louisiane du 20 au 24 avril.

La durabilité environnementale à travers l’innovation, L’impact culturel sur le développement communautaire, Le tourisme orienté vers l’héritage culturel sont entre autres des termes débattus lors de cette semaine française d’Arnaudville.

A noter que d’autres personnalités haïtiennes : Alex Bien-Aimé(Artiste, plasticien, coordinateur général de Promo Art Plus)- Euvonie George Auguste(1ère assistante au ministère des affaires étrangères) Martine Bruno Beaucicault (Spécialiste du patrimoine culturel)- Widlyne Thermidor (Directrice des relations publiques de Promo Art Plus)- Jean Rony Beaucicault (Journaliste)-  Ketina Moussignac(Chef cuisinière)- Richarson Dorvil (Photographe, écrivain)- Ricardo Louis(Artiste, plasticien) étaient présentes lors de ce sommet où la peinture, la littérature, la photographie, l’artisanat ,l’art culinaire constituaient tout comme la musique un vrai cocktail d’art et de culture.

Définitivement, Haïti n’étaient pas passé inaperçu au cours de cette semaine française d’Arnaudville.

 

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