Michel Riquet Dorimain est éducateur. Un Héraclès si on vivait dans une mythologie. Mais dans la vie, il est juste un homme fort. C’est de cette manière que je le comprend quand il dirige deux écoles en même temps. Directeur des collèges Sacré-Coeur et Saint-Louis de Jérémie n’est pas une simple tâche. Dire oui et assumer une telle responsabilité est une marque de force et de bravoure.

A part d’être dans la lignée des supers-héros, il est aussi devin à ses heures. La preuve en 2003, directeur du collège Saint-Louis de Jérémie, il a fait une vision sur un de ses élèves.

Le devin a vu juste.

Ses prévisions prennent forme et vie dans la carrière de cet grand artiste qu’est devenu Jean Jean Roosevelt.

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Je publie pour vous ce texte d’un jour d’amour. Un 14 février ne peut être autrement. Ce texte de l’espoir d’un jardinier sur l’une de ses plantules.

 » Jérémie : bain de parfum de chants!

Jean Jean Roosevelt! Quel bruit la voix de Jean Jean Roosevelt! Une musique harmonieuse! Une harmonie musicale! Quelle harmonie la musique de la voix de Jean Jean Roosevelt! Quelle musique l’harmonie de la voix de Jean Jean Roosevelt! Quelle voix la musique harmonieuse de Jean Jean Roosevelt! La musique, c’est en fait l’harmonie du bruit. Des sons : do, ré, mi, fa, sol, la, si … cycliques … do, ré, etc. Mal ordonnés, du moins ordonnés en désordre, sans convention, à leur façon, pour être musique : sol, fa, do, ré, etc.

Je tue l’art. L’art m’avilit et me tue l’orgueil. Je ne suis pas musicien. Les arbres le sont depuis que Jacques Stepen Alexis est romancier. Depuis que le nordé grand’anselais existe. La musique n’est que son des bruits. Jean Jean Roosevelt est musicien, poète, grand’anselais. Maître chanteur! C’est un nordé!

Si! Le chant de Jean Jean Roosevelt est un vacarme harmonisé du vent jérémien que fendent des odeurs de varech. De fleurs sauvages. De naturisme. C’est le rythme accéléré des cœurs en mal de vivre, en mal d’être, en mal d’amour et en mal de pays. C’est aussi l’effort simple, naïf et naturel de quelques cordes de larynx franc vibrant aux assauts d’une fougue de jeunesse … talentueuse, dynamique et respectable.

Jean Jean Roosevelt, qui dit qu’il chante les mélodies d’une langue populaire, généreuse, quotidienne et poétique? En créole ou en francais. Les deux. Crois-moi, il est Ti-Paris. Entre provocation et attachement. Il est Brassens. Entre guitare et contrebasse. Il est Brel. Entre anticonformisme et sensibilité. Il est lui-même. Jean Jean Roosevelt. Pour une poétique de la voix. Pour une voix de poésie puisée au Paradis des Indiens, filtrée à la Cité des Poètes et gravée en nos âmes à rendre poètes, musiciens et musiciennes. Jean Jean Roosevelt : « Bouge en tâtonnements précis. » J’use Phelps pour encourager.

Michel Riquet DORIMAIN
14 février 2003″

Je l’ai trouvé beau, savant et inspirant. Rien à dire, Jean Jean Roosevelt est un fruit mûr à croquer, le jardinier l’espérait, le devin l’avait prédit. Le directeur croyait en son élève.

PETITE ANNONCE

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DIRECTEUR DU FESTIVAL: JEAN JEAN ROOSEVELT
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