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Voyage,souvenirs et confidences!

Mois de Juillet de l’année dernière, j’ai fait un tour en Belgique. La belle province de liège m’a accueillie durant 5 jours. Moi et des centaines d’autres jeunes francophones venus de pays differents. Tu viens d’où? ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) On avait eu une belle fête avec la langue francaise comme invitée d’honneur.

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Cérémonie d’ouverture du Forum Mondial de la langue francaise 2015 au Forum de Liège

La jeunesse réunie à liège avait une mission. L’organisation Internationale de la Francophonie ( OIF) recherchait une jeunesse créactive! La Créactivité ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) était donc ce lien solide qui nous a amené dans une seule ville sous le couvert de la langue francaise.

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Le monde a son secret de survie dans l’entraide, la solidarité et l’amour. Si nous puisons beaucoup plus dans ces vertus que nous possédons, et quand bien même…que nous pouvons cultiver, tout ira beaucoup mieux. Je parle d’expérience. J’ai vécu le pouvoir de la bienveillance au cours de cette rencontre internationale. J’ai compris que les hommes pourraient éviter bien de guerres avec un simple mot gentil. Une seule bonne intention aurait suffit pour que des mots comme « racisme, haine »  ne voyaient pas la création. Gentillesse-Sourire-Solidarité ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) était une expérience extraordinaire à liège.

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Croisements de culture, rencontres extraordinaires, découvertes merveilleuses…J’ai eu droit à la totale! L’Art comme je l’aime: mystérieux et profond. Des activités étonnantes autour de la culture. Ma dernière soirée Musiques du monde ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) restera encore longtemps dans ma tête. Pas moins que ce moment renversant Choc Culturel! ( Ouvrir le lien pour en savoir plus).

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 » Happy Birthday to you ?  » 21 Juillet, c’est la fête nationale belge! Et ces jeunes participants au forum pas du tout belges, avaient décidés de célébrer l’occasion, pour remercier ce beau pays qui nous avait reçu! Je m’ étais dit quel bel exemple de solidarité et de reconnaissance. J’ai capturé ce moment.

Est-ce que j’ai donné l’impression qu’on ne faisait que s’amuser?

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Pardon! Car des conférences, ateliers, séances de labos, travaux pratiques…en somme du travail, il y en avait eu débordant,mais gratifiant!

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Présenter des projets et discuter de leurs réalisations, échanger des partenariats, faire de nouveaux contacts, apprendre des autres et donner un peu de soi…Construire quelque chose ensemble…la vie du forum!

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Partir vide et rentrer rempli…la rencontre avec des compatriotes vraiment bien, ainsi que d’autres gens impossibles à oublier. ( Petit clin d’oeil à  Widlore Mérancourt ) et à  (Saïdou Koanda ) de belles rencontres fructueuses.

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Finir le voyage sans parler de la bouffe? Ce serait impardonnable de ma part de vous cacher Tivoli, le lieu de tous les délices! J’ai encore le goût d’un certain lapin sur ma langue!

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Ce billet est l’occasion pour moi de partager avec vous les moments qui m’ont marqué au cours de ce voyage inoubliable.De vous faire lire ou relire mes récits, (via les liens) et aussi de partager des photos inédites.

J’ai laisse liège, ( 3:00 am)  mon aventure du forum a pris fin avec ce dernier baiser sur la place Cockerill. Pardonne moi, je suis une grande romantique, et voyage sans petit béguin ne correspond pas à ma nature!

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On se reverra…Place Cockerill!

 

 

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Un café avec Kemi Seba

L’association culturelle Café Philo a frappé fort le jeudi 9 juin. Une date mémorable, qui a vu asseoir l’activiste panafricaniste kemi Seba à cette table de discussion dédié à la pensée philosophique et humaniste. Le public habituel de Café Philo, des jeunes étudiants et des professeurs ont été contents de l’accueillir. La longue séance de photo (environ 1:30 mns) avant de procéder à l’ouverture peut le prouver. J’ai vu des gens lui parler de son compte Facebook et des partages qu’ils font de ses publications. Ce n’était pas un inconnu qui a débarqué en Haïti, Kemi était attendu et les gens avaient une réelle connexion avec lui.

Pour ma part, faisant partie de ceux qui le suivent aussi sur Facebook, j’ai su qu’il rentrait en Haïti par une publication que j’ai partagé avec la mention: On t’attend Kemi. C’est vrai que j’avais hâte de découvrir ce géant qui prône le panafricanisme, l’union ultime entre les peuples noirs. Je voulais saisir l’occasion pour l’écouter en vrai et ne pas que deviner la vibration qu’il dégage lorsque je le regarde sur YouTube. En fin de compte, il était bien là, je l’ai écouté avec toute mon attention et aussi le recul qu’exige les premières fois. Je viens partager dans ce billet  le goût de ce Café avec Kemi Seba. En quelques points, j’ai aimé:

1-  L’ouverture

-On dirait que tu pries?

-Ouais, je parle avec les ancêtres

Ceci est un échange entre Stéphane Saintil, le modérateur du débat qui allait s’ouvrir, et Kemi Seba qui en effet murmurait ce qui semblait être une prière. La scène était encore plongée dans une légère pénombre, ce qui donnait à cet échange une couleur pour le moins mystique et qui accrochait encore plus le public. On venait justement d’en apprendre plus sur un personnage déjà fascinant. Il est aussi un être très spirituel qui sait parler aux ancêtres.

2- La carte noire

Café philo est une réunion qui se tient à Port-au-Prince tous les mardis soirs. Une réunion autours des idées, du cas de l’haïtien et de son évolution dans le monde. Exceptionnellement on a reçu Kemi Seba un jeudi compte tenu des complications lors de son voyage, mais ce café Philo a vu une autre exception s’exécuter à propos de la carte blanche habituelle qu’on donne aux intervenants, Kemi a réclamé une carte noire. On dirait que c’était à ce prix qu’il accepterait de livrer son message en Haïti. Il l’a eu sa carte noire.

3- Le sens profond de sa venue en Haïti

Un musulman en pèlerinage va à la Mecque, un chrétien à la recherche de la plénitude extrême va au Vatican et un défenseur de la cause des noirs en pèlerinage doit absolument poser ses pieds sur le sol d’Haïti…C’est la tirade émouvante, dit dans un ton solennel par Kemi Seba pour justifier sa présence sur la terre de Dessalines, de Toussaint, de Boukman, de Félicité… Il a continué pour avancer que durant ses 6 dernières années il a voyagé dans environ 80 pays, mais que jamais il n’a encore eu cette émotion, cette connexion qu’en touchant le sol d’Haïti. Selon ses propres mots, Il est un fils qui vient voir sa mère.

4- Sa déclaration sur le vaudou

Rien  qu’on n’a pas déjà entendu en fait, son discours n’était pas nouveau mais il était fort. Il était dit avec une réelle conviction qu’on pouvait la sentir, le vodou est pour lui la matière de vie de l’haïtien, et le jour où il l’aura compris sera historique. Il a parlé des peuples d’occidents (Les blancs) qui ont bien compris cela, qui nous donne le christianisme et qui nous vole notre vaudou sous forme de Franc-maçonnerie, il conseille aux haïtiens d’arrêter de rejeter leurs origines, de laisser tomber la franc-maçonnerie et de se mettre au vodou. Ce n’est qu’à ce prix que notre peuple connaitra la paix. Une grande partie du public a crié: AYIBOBO. C’est comme un AMEN dans une cathédrale.

5- Son regard sur Haïti

On va dire de préférence Port-au-Prince, il a visité la ville en 48heures (On était jeudi 9 juin). Kemi Seba croit dur comme fer qu’Haïti est la capitale centrale de l’Afrique. Il l’a répété dans un formalisme étonnant à plusieurs reprises. Il dit le croire encore plus depuis qu’il a découvert cette ressemblance d’Haïti avec les villes africaines. Que ce soit au niveau des repas, du style de vie il pense que la vie se déplace à Port-au-Prince comme à Dakar par exemple. Mais il déplore le manque d’infrastructure, la pollution dans les rues et oui, il a son opinion la dessus. Il a compris pourquoi Haïti reste juché sur cette mauvaise pente. C’est parce que nous somme le peuple le plus arrogant de l’histoire des nations.  » Haïti paie le prix de sa résistance » Cette liberté que nous avons osé prendre d’entre les jougs des colons, nous payons encore le prix très fort.

6-Son désaccord avec la passivité du peuple haïtien

» Un pays sous hypnose » voilà ce que nous sommes. Il a cité son défunt ami (Paix à son âme) Hugo Chavez qui disait toujours,  » Si Haïti se lève l’Afrique va se lever, l’Amérique du sud va se lever… » Tous les peuples opprimés par cette bête de mondialisation se lèveront. Il demande de la réactivité. Kemi Seba espère qu’on se rapproprie les concepts, qu’on devient des politiciens, qu’on participe à la vie de notre nation comme l’éboueur qui rend service en vidant les poubelles, l’éboueur est donc un politicien. Qu’on arrête de se servir du peuple pour avoir le pouvoir, mais qu’on prend le pouvoir pour servir le peuple. Il espère que Haïti réagisse, que la capitale bouge pour que les autres villes se lèvent, ici, on parle panafricanisme, pas nationalisme.

7- Cette phrase

Je ne me rappelle plus du contexte, mais je me souviens comment je l’avais accueillie. Avec un quasi ferveur.  » Ce qui doivent faire le bien le font mal et ceux qui font le mal le font bien »

8- Sa tirade sur l’union

« Ceux qui refusent l’idée du panafricanisme, d’une union entre les peuples noirs sont ceux-là qui se regroupent en Etats-Unis d’Amérique, en Union Européenne… »

9- Le clash

Faut d’abord préciser que c’était avec amour. Stéphane Saintil, le modérateur de la soirée a pris la parole pour avancer ses propres idées. Il a partagé la table avec Kemi Seba mais il a ses opinions a lui. Pour Stéphane, Haïti est un bassin où se baignent  plusieurs peuples, les français, les espagnols, les anglais, les hollandais…sont aussi passés par là. On n’hérite pas que de nos gênes africaines. Pour lui l’haïtien n’est pas africain et il l’a lancé au visage de celui qui prêche son sermon panafricaniste. Mais, il n’y avait pas que Stéphane, la séance questions-réponses l’a bien prouvé, en Haïti Kemi ne fait pas l’unanimité. Nous sommes un bon groupe a ne pas adhérer à ses idéologies de noirisme, de panafricanismes. Mais, je vous le redis, c’était avec amour.

10-Kemi Seba

Un personnage que j’ai découvert grâce à internet, je n’ai jamais lu un de ses ouvrages, mais je lis beaucoup de papier sur sa lutte, sa vie. Il m’a toujours fasciné. Je ressens toujours une énergie comme une folie en ouvrant une page web intitule Kemi Seba. Il fallu qu’il soit en Haïti, à Ambyans resto club, un espace simple comme bonjour pour faire l’expérience de mes lectures. Il a l’avantage d’avoir un physique arrogant, son costume africain n’arrange rien dans sa posture de géant, et que dire de sa voix? Ce n’est pas moi qui vais vous le dire, c’est un orateur formidable, et comme détecté par un participant, il possède les techniques pour galvaniser une foule. Le public comme moi était sous le charme.

Ce café avec Kemi Seba quoique bien sucré gardait par moment son effluve d’amertume. Je n’ai pas aimé:

1- Son radicalisme extrême

Je ne conçois pas qu’au 21eme siècle un monde ou le noir se méfie du blanc et ou le blanc ignore le noir. Sa formule Homme noir/Femme noir me révolte. Je crois que toute lutte même avec un objectif matriciel doit veiller à ce que les variantes concordent. A quoi ça sert les noirs qu’on ne se mêle pas aux blancs? Il a bien cité Socrate, mais c’était un blanc. Et ce n’est pas que pour cette fois, comme l’a dit Kemi Seba, parce que les blancs partagent ce monde avec les autres races et chacun d’eux aura à tirer du bon en l’autre.

Pour terminer ce billet. Voici ce que pense Kemi Seba de ce Café Philo:

C’était énorme pour lui, un réel honneur de faire ce débat avec ses frères haïtiens. Il pense qu’on a besoin au maximum de ces genres d’échange. Il n’est pas du tout déçu clame-t-il pour répondre à ma question, il a aussi compris que la majorité des participants comprenait sa démarche et cela renforce ses convictions sur Haïti qui est la mère des nations noires.

Et Stéphane Saintil pense que ce café a été une réussite, il a compris la soif des gens pour la parole panafricaniste de Kemi et il est satisfait de la tournure de la séance. Il a remercié le poète Claude Sainnécharles qui avait pris l’initiative, et aussi la chanteuse Sara Renelik, les membres de la revue CONTROVERSE et les membres de Café Philo.

Il y a quoi dans les livres?

« La curiosité mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l’Amérique. »

                                                                                                                 De José Maria Eça de Queiros

C’est aussi un vilain défaut, selon notre éducation. Enfant, on te punit pour ta curiosité, c’est dangereux et  hors des règles de bienséance. Et pourtant, le mot que je trouverais pour définir l’enfance tout de suite après, Innocence serait: Curiosité.

Bien que je vais vous parler de livres et non d’enfants, cependant la curiosité donne encore le ton. Le livre est un déclencheur de curiosité par excellence. Le livre fermé ou ouvert appelle un lecteur. Ou même un visiteur, un simple observateur. Le livre incite à la découverte. Que renferme ce tas de papier? Parce qu’au départ, ce n’est qu’un tas de papier, il prend forme et fond sous les yeux du curieux qui ose le tenir ouvert. Il sera ce roman d’amour ou cet essai engagé ou cette bande dessinée érotique, mais il faudrait d’abord être curieux pour le découvrir.

Moi, je suis un produit de ma curiosité. C’est-à-dire des livres que j’ai lus. J’ai tout appris dans les livres. Je n’étais pas une enfant curieuse pour mon entourage, je ne posais pas souvent de questions. J’ai eu la chance de comprendre très tot ce que renfermaient les livres, j’ai pû comparer de très tot la réponse des gens et la réponse des livres, j’ai préféré celle des livres et je n’ai plus posé de questions.

Voyons, on n’élève pas trois bambins dans une maison avec un meuble ancien rempli de livres de tous genres et penser leur cacher la vérité. Moi, en tout cas je m’en suis servie. Mon père, sous l’emprise de la culture de sa ville (Jérémie) était un intellectuel. Amant de cette poésie d’allégorie pour la fidélité des femmes de son temps, ou la beauté de la terre natale, la fièrté pour le pays…Il était aussi de ceux qui savaient chanter une sérénade sous la fenêtre de la bien-aimée idole…(oui ces choses-là existaient vraiment!) De cette savante attitude, j’ai reçu un héritage. L’accès illimité à son  » Buffet ».

Le buffet est ce meuble ancien dont je viens de vous parler qui contient quelques centaines de livres, de cahiers, de magazines. Des auteurs j’en ai lu des noms, des titres j’en ai balbutié, tant il y en avait. Des livres documentaires, des séries policières, des romans, de la poésie, des livres d’humour salaces, de développement personnel, de philosophie…Non, je n’etais pas perdue. J’etais de toute évidence dans mon élément. Ma curiosité était sans limite, je découvrais le monde au fil des mes lectures, je frappais à des portes et j’avais des réponses. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le comprendre, les livres contenaient les réponses. La curiosité force l’imagination, les livres nous transportent au delà de cette imagination, nous mettent face à la vérité, la connaissance, la lumière. Cette vérité peut ne pas être absolue, mais ce qui compte c’est la vérité de l’auteur. C’est la connaissance que l’on fait fait avec son histoire, c’est comprendre son épanchement et pouvoir lire son information. C’est ce que contiennent les livres, cette connaissance qui donne le pouvoir. Le pouvoir de changer voir chambouler le cours des situations, d’une vie à la lumière d’un livre.

Pour terminer ce billet, l’envie me prend de vous citer 10 titres qui ont marqué mon parcours de lectrice. Ce ne sont pas forcément les plus beaux ni mes préférés…Mais ceux-là ont su me donner une vérité, une connaissance, une lumière à un moment où j’en avais fatalement besoin!

1- L’odeur du café  Dany Lafferière

2-Jusqu’au bout des rêves Philip Shelby

3-Alleluia pour une femme jardin René Depestre

4-The love machine Jacqueline Susann

5- La Maudite Guy des Cars

6-Le petit Prince Antoine de saint-Exupery

7-Perles Celia-Brayfield

8-Les Jeunes s’interrogent Les témoins de Jéhovah

9-Le desespoir des singes et autres bagatelles Françoise Hardy

10- Ainsi parlait  Zarathoustra Friedrich-Nietzsche

Photo: Google.com

18 Mai, c’est la fête ou pas?

« Un temps pour chaque chose… »

Cet énoncé est biblique et donc renferme une vérité sacrée. Adaptons: Je dirais, fini la fête, maintenant réfléchissons. Oui, parce 18 Mai, j’ai fait la fête. J’ai fêté la création du drapeau de mon pays. Ouais, Haïti!

Je l’ai fêté de bien de façons: Je me suis réveillée 2 heures plus tard que d’habitude, vive le congé du 18 Mai. J’ai fait la lessive qui traînait, j’ai cuisiné, j’ai regardé la télé, documentaire sur Toussaint Louverture, l’histoire de la colonisation de Saint-Domingue, la Reine des neiges. J’ai passé mon après-midi dehors avec ma caméra en train de chasser des images de parade, de fêtes bicolorées. La soirée, jusqu’à l’assoupissement final sur internet en train de lire les opinions de mes compatriotes sur cette journée de congé.  La fête du drapeau haïtien, 18 Mai ne représente plus rien  qu’un jour férié, c’est un sujet qui divise, résumé de ma lecture.

Pour beaucoup d’entre nous, il n’y a pas lieu de fêter et ceux qui prétendent le faire sont des hypocrites. Ils ont des arguments en béton: Souveraineté perdue, que fait la MINUSTHA sur un sol libre? La communauté internationale, invitée d’honneur des grandes décisions nationales quitte le salon, prends la chambre, la cour (lakou) et s’érige en maîtresse qui menace, lance des mises en garde sévères à faire trembler de peur nos dirigeants, ces politiciens misérables sur un scène politique déplorable. Ils en ont plein, ce n’est pas fini: 18 Mai ne doit pas être célébrer parce qu’il y a trop d’haïtiens peu fier de leur pays, à l’extérieur, il se font passer pour des jamaïcains, des guadeloupéens…enfin, ce pays n’est qu’un gros bloc  de problèmes, on n’a rien à fêter.

Soupir! Long soupir! Qu’ils ont raison! Sur tous ces points, je ne trouve rien à répliquer. Je vis dans ce pays aussi et le tableau dépeint est fidèle.

Je rappelle, 18 Mai, ce n’est pas seulement la fête du drapeau, mais aussi celle de l’Université.  Cela donne à réfléchir, car un jeune de 20 ans sur les bancs de l’université en Haiti tremble de peur à l’idée d’en sortir, pour aller rejoindre les milliers d’autres qui sont passés sur ces bancs avant lui et qui sont encore sous le béton…au chômage. Donc à l’université, le jeune étudiant n’apprend pas le génie civil pour construire les plans de sa ville batie sans plan, ou proposer un plan d’urbanisation, mais il pense plutôt à se faire élire quelques années plus tard, Maire de sa ville natale avec l’espoir d’en sortir avec une voiture confortable, un visa et un titre honorable précédé ou suivi de la mention Ingénieur. Cela compte beaucoup pour la campagne éléctorale. Pas de licence en communication avec le rêve d’écrire un livre où l’on partagerait ses connaissances et expériences même 10 ans plus tard. Personne ne pense vraiment à ce pays, tout le monde ne pense qu’à s’en sortir. En effet, des raisons qui n’invitent pas aux réjouissances. Avec tous ces problèmes dans sa barque le marin a de quoi oublier le thazard et les haïtiens aucunes raisons de festoyer un 18 Mai.

Plus haut, je vous ai raconté ma journée de fête, notez bien qu’il n’y a eu ni rires, ni joies. Je n’ai pas été dans l’euphorie de mes plus jeunes années quand passait le défilé, des centaines d’écoliers costumés pour le jour, des marjorettes, des fanfares et tambourins, les badauds…le terrain de football, le prix de la meilleure pyramide, la fièrté parce que c’est 18 Mai, la fête du drapeau.

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Le drapeau haïtien, 213 ans de flotte!

Cependant, les choses allaient mal aussi à cette époque. Les enfants des ghettos etaient armés au lieu d’aller à l’école, j’avais peur des (Rastas) , de leurs dreadlocks et de leur mine terrifiante, c’était des chimères, le bas-culotte que je portais pour défiler coutait les yeux de la tête à ma mère, mon père se plaignait avec ses partisans qu’on lui avait volé ces points au bureau de vote, il serait Sénateur de la république sinon, le journal télévisé rapportait des crimes et au milieu de tout ce chaos, l’espoir:

« Demain, la gloire d’Haïti, les coeurs joyeux l’âme fervente, toujours en avant nous irons, la tête altière et hauts les fronts »

C’est quand demain? C’est aujourd’hui demain. Point de gloire, ni de dignité pourtant. Cela reste une belle chanson pour marquer le pas tous les 18 Mai. Je comprends vos mines boudeuses, je comprends votre refus de fêter, le coeur n’est pas à la fête, qui peut vous en vouloir? Il n’y a plus d’espoir. Même pas moi, sale hypocrite! Car, j’avais l’esprit à la fête, je fouinais à la recherche d’ambiance, je voulais me mettre au pas.

Il n’y a plus d’espoir, c’est ça votre excuse? Oû étiez-vous vous quand eux, ils prenaient leur courage à deux mains pour nous doter d’un drapeau? Quand Dessalines mettaient toute sa force de nègre pour arracher ce blanc d’étoffe qui symbolisait l’oppresseur ? Où étiez-vous quand eux ils faisaient acte de bravoure? Quand ils luttaient primitivement avec les armées les plus performantes de leur temps pour chasser les colons et inventer la liberté?  Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de NOUS, mais d’EUX.  La je deviens agressive, si vous me dites:  » C’est du passé »! Quel présent dois-je chérir?

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Votre égo vous joue des tours, il n’est pas question de jubiler sur nos petitesses et mésquineries, il n’a jamais été question d’applaudir ce que nous sommes devenus comme peuple, mais de toujours se rappeler que sur ce sol que vous  fouler, piaffer, voler, piller…c’est selon, il y a eu un jour de Grands Hommes. C’est le vrai sens du 18 Mai. Soyons hypocrites un jour pour les rendre hommage, l’hypocrisie ne tue pas!

UN CHIEN COMME PRÉSIDENT DANS UN PAYS SPÉCIAL!

Sur la scène internationale, nous sommes un problème. un sujet qui fait débat. On s’intéresse à nos incompétences , on se questionne sur notre avenir. Notre seuil de pauvreté est souligné en rouge, on attaque notre secteur touristique, on soulève l’échelle de la corruption, on montre du doigt la jeunesse  livrée à elle-même, sur la scène internationale, Haiti inquiète.

Réellement être haïtien et vivre en Haiti est inquiétant. On ne sait pas sur quel pied tenir, çà branle de partout. On attends la fin de cette crise pour lancer son affaire ou on fait vite de boucler cette transaction avant que le pays ne se ferme. On patiente un jour de plus avant d’envoyer son gosse à l’école,  on a toujours l’impression que le pire va arriver. Vivre en Haiti est inquiétant pour un haïtien,qui risque de se réveiller un matin et de ne plus pouvoir s’offrir ce sachet de sucre pour le café qui hier encore coûtait 200 gourdes, mais entre-temps, la gourde a dégringolée et le prix du sucre a grimpé. Vivre en Haiti inquiète l’utilisateur des transports en commun qui se trouve à la merci du chauffeur de tap-tap décidant sur un coup de tête dans la mi-journée d’augmenter le prix de sa course ou tout simplement de sectionner son parcours en quatre. Vivre en Haiti, être tout le temps sous le poids du doute, avoir toujours la sensation de passer à coté d’un évènement important, d’une opportunité en or, à cause d’une quelconque instabilité politique est inquiétant. On voudrait rester, mais pour faire quoi? c’est la question que se pose des millions de jeunes inquiets de la tournure de leur vie sur ce bout de terre qui leur appartient.

Haiti, pays spécial! je l’ai lu sur le mur Facebook d’un ami béninois. Il n’a rien dit de plus et pourtant, les commentaires de ses compatriotes vont tous dans le même sens. personne n’a pensé que spécial pouvait signifier, calme, beau, accueillant,merveilleux,extraordinaire…

Sommes-nous un pays spécial?

Un pays qui supporte un chef d’état dans un moment de bestialité hors norme, un pays qui applaudit l’impensable, un scénario jamais imaginé?

Un pays en manque de tout, en manque même d’un chef suprême, figure représentative d’un état, un pays en déliquescence, pour reprendre le terme à la mode, mais un pays qui danse?

Haiti, est en effet un pays spécial, le spécial qu’on connait, car le parlementaire qui devrait s’attabler à la résolution d’une crise politique inappropriée en plein 21 ème siècle, danse entouré de jeunes filles toutes nues sous les feux des projecteurs et sous les yeux du peuple qui l’a élu pour faire l’honorable boulot! Je veux bien croire qu’on a que ce qu’on mérite, car du bas de son char haut placé, on danse, on se délecte des seins et des fesses des demoiselles que je ne lapiderai pas. Comment refuser de défiler à coté du député et nue en plus?

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Voici le spécial dont on vit. le dérapage des valeurs d’une république, à partir même de ses premiers gardes.

Le carnaval, est une fête populaire extraordinaire, remplis de couleurs et de chants nouveaux, un rassemblement qui libère un peuple, être masqué pour faire tomber les masques est plaisant, amusant. C’est la fête de tous les excès, donc défiler dans un costume élémentaire comme sa propre chair n’étonne pas…Mais il temps de faire la part des choses en Haiti. Il est important de rappeler à nos dirigeants qu’ils sont en mission, qu’ils servent la patrie, nos élus doivent se rappeler que gérer un pays et à la fois danser et chanter des insanités ne marchent pas de paire avec leur fonction honorable. Déjà il y a trop à faire,trop à réparer,trop à corriger! Un artiste reste un leader, il est correct qu’un artiste s’il est qualifié passe de l’autre coté en transportant son engagement, son leadership pour un service publique. Mais ce qu’un artiste doit comprendre, c’est que servir une nation n’est pas une chanson ou un concert, surtout une nation comme la notre! On a trop à gérer pour accepter qu’un parlementaire donne des bals tous les week-end, défile a chaque occasion, crise raide ou pas! Un parlementaire qui nous coûte très cher en plus!

Sur la scène internationale, Haiti inquiète…pendant ce temps, nous on danse, on grouille! Dommage que le spectacle soit de si mauvais gout!

En attendant l’appel d’offre est lancé, qui veut devenir le prochain président d’Haïti? Fort Heureusement, les chiens ne peuvent pas répondre, c’est la faute à leur aboiement.

Sources Photos: Facebook

 

Je vous emmène au Sénégal!

Je vous emmène au Sénégal, plus précisément à Dakar, la capitale. Du 28 au 6 Décembre, des blogueurs originaires de 24 pays francophones y avait séjourné.

L’ÉVÉNEMENT?

  • La quatrième édition de la formation des blogueurs de Mondoblog-RFI 

Sans doute, vous vous posez la question : Comment on va entreprendre ce voyage?

Je vous présente notre guide:

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Caricature de Widlore Mérancourt par Jeff Ikapi, un des Mondoblogueurs.

Avec ce talentueux blogueur, nous allons effectuer ce voyage au Sénégal et découvrir les coulisses de la formation MONDOBLOG.

C’est parti!

Cœur et Plus: Haïti a été l’un des pays les mieux représentés au programme de formation numérique de MONDOBLOG, qui s’est déroulé à Dakar. Es-tu d’accord avec cette phrase?

Widlore M. : En effet. On a été en tout sept (7) blogueurs haïtiens à participer a la formation Mondoblog au Sénégal cette année. Malheureusement, il n’y avait qu’une fille, Emma Lucien à être sélectionnée. Je fais le vœu d’une participation plus nombreuse à l’avenir des femmes haïtiennes dans le blogging en général et sur Mondoblog en particulier.

Cœur et Plus: Quel est l’objectif de cette formation?

Widlore M. : La formation annuelle Mondoblog vise à renforcer les capacités des blogueurs de la plateforme. Elle traite de la maîtrise des de rédactions sur le web, des réseaux sociaux, du référencement ( SEO), de la photographie, de la vidéo, des questions de sécurités informatique et de la déontologie du blogueur. Parallèlement, elle est aussi un prétexte  pour les heureux sélectionnés de découvrir un pays d’Afrique, faire du réseautage et parfaire leur rapport à l’altérité. Le contenu des cours est donc aussi importante que les savoureux mots en Wolof, les pépites de la culture sénégalaise, la goûteuse cuisine locale, la politique…etc

Cœur et Plus: Qu’est-ce-que cela va changer concrètement dans ta manière d’exercer le blogging?

Widlore M. : C’est au contact de l’autre qu’on apprend le plus sur soi même, j’ai réalise que bloguer sous d’autres cieux, peut être la condition d’une privation de liberté quand elle ne conduit pas à un sort funeste. Ce qui évidemment renvoie le blogueur à la notion de responsabilité. Nous ne sommes pas des journalistes, mais nous devons constamment veiller à inscrire nos propos dans la légalité et une certaine éthique. Toute liberté déréglée porte en elle les germes d’un virus liberticide délétère pour le corps social. De plus, j’ai appris que sur internet, la forme est tout aussi importante, sinon plus que le fond. Il est donc nécessaire d’être rigoureux en ce qui a trait à la régularité des publications, au choix des titres de billets et aux partages sur les réseaux sociaux. Bien écrire n’a jamais suffit pour être lu sur internet.

Cœur et Plus: Tu peux résumer ton blog en quelques lignes? Quels sont les sujets que tu abordes en général?

Widlore M. : J’ai intitulé mon blog « Encrier ». Moins parce que je suis originaire de la cité des poètes (Jérémie) que pour la citation « L’encrier brisera les canons » de Victor Hugo. J’y publie mes réflexions sur les soubresauts politiques et sociaux en Haïti. Sachant qu’une histoire intrigante a plus de chance de faire de l’impact qu’un long texte obscur et alambiqué, j’essaie depuis peu de m’essayer à la fiction sociale.

Cœur et Plus:  Est-ce que tu as une idée sur les critères de sélection pour cette formation Mondoblog?

Widlore M. : À la base, tous ceux qui sont présents sur la plateforme Mondoblog sont des gagnants. Ils ont été sélectionnés sur un concours redoutable mené par l’équipe de l’émission Atelier des Medias de la RFI. Depuis peu, certains anciens blogueurs de la plateforme sont par ailleurs impliqués dans le processus. Les recrûs de cette étape sont assistés et formés pendant des mois par l’équipe de la plateforme sur l’organisation de leurs blogs, les principes de base du blogging, etc.
Par la suite, la régularité et surtout la qualité des publications entre autres déterminent ceux qui assisteront à une formation en présentiel dans un pays d’Afrique.

Cœur et Plus:  Qu’est-ce qui a joué en faveur d’Haïti ? Pourquoi avons-nous plus d’invités que la plupart des autres pays participants ?

Widlore M. : Parce qu’on est les meilleurs (rire). Plus sérieusement, internet a libéré la parole en Haïti. Avec plus d’un million d’internautes dont la majeure partie est des jeunes, la liberté d’expression en ligne est devenue un exutoire aux frustrations sociales de toute sorte. À voir le succès de plateformes de blogging participatives comme Ayibopost, et la qualité des interventions d’analyses de la conjoncture politique ou de fiction qui y est publié, je pense qu’on peut commencer à étudier l’influence de ces nouveaux personnages publics dont le pouvoir sur l’orientation de l’opinion va grandissant.
Par ailleurs, la communauté des blogueurs haïtiens est très importante et active sur Mondoblog. Quand on ajoute le fait que certains contributeurs comme moi n’ont pas participé aux précédentes éditions de la formation à cause des difficultés administratives, ça fait potentiellement beaucoup du monde à inviter.

Cœur et Plus:  Bloguer, ça représente quoi pour toi?

Widlore M. : À la base, j’écris pour ne pas oublier. Dans ce monde ultrarapide de l’infobésité et du zapping, la mémoire, assaillie de futilités, s’étouffe dans une congestion ou l’utile côtoie le superflu quand le second ne devient pas plus important que le premier. Écrire dans ce contexte devient un marqueur de temporalité, une trace claire et nette autour d’un fait, d’un évènement ou d’une actualité.
J’écris aussi pour interpeller. Parce que la violence n’est rien d’autre que la défaite de la parole, j’essaie d’utiliser ma liberté d’expression pour attaquer les maux de mon époque que sont l’intolérance, l’ignorance, la superstition, l’incompétence érigée en norme, etc.

Cœur et Plus:  Widlore…Une brève description de toi ?

Widlore M. : Que dire ? Je suis né à Jérémie un dimanche sombre de janvier 1992. Passionné de lecture, de discussion et d’écriture je suis au stade de la rédaction de mon mémoire de sortie en tant qu’étudiant en Sciences Juridiques à l’Université Publique du Sud aux Cayes. Membre régulier de différentes associations sociales notamment du Rotaract Club des Cayes, j’anime dans cette ville depuis 2012 des émissions télévisées de débat politique très prisées localement. J’œuvre également pour le respect des droits de l’homme et l’implication des jeunes dans la gestion de la cité.

Cœur et Plus:  As-tu de nouveaux projets à la suite de cette formation ?

Widlore M. : Trop de projets nuisent parfois à l’efficacité. Obsédés par le futur et ses mirages, nous oublions souvent de visiter le passé, ce jardin secret où sommeille, enfouis sous les remords amers ou la nostalgie des fleurs joyeuses fanés depuis, des pépites merveilleuses de notre existence. Je voudrais comme Kery James prendre du recul pour mieux reprendre de l’élan.

Cœur et Plus: Page blanche… ( Dites ce que vous voulez )

Widlore M. : Ayant toujours trouvé à la parole quelques défauts compensés par le sublime des mots bien placés, je profite de cet interview pour te féliciter pour tout ce que tu fais. Ton talent, ta détermination, ta désinvolture, ton opiniâtreté et ta confiance inébranlable en tes potentialités sont la sève qui nourrit une bonne partie de mon quotidien.

Merci à Widlore pour ces Propos…

et Bon atterrissage à vous mes chers lecteurs !

KISA NOU FE POU KREYOL ?

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Mwen renmen kreyol tankou manmanm ki fèm. Sa vle di, pa mandem kijan ni koman. Sèl sam konnen, li mèt bèl ou lèd, ak defo ou andikape, li se manmanm mwen renmenl.

M sonje leu mwen tap aprann pale franse, yo t komanse fem li lèt A, ti madanm tèt mare lè map aprann ekri…elatriye. Men m pa sonje yo te montrem pale kreyol. Yon jou, mwen menm, ti frèm ak ti sèm, nou jwenn yon liv ki ekri an kreyol nan bifèt liv papa nou, m pa sonje non li, men se te yon liv ki pale sou lasante. Nou lil ansanm. Nou te bien sezi, nou di epa nou konn li kreyol? Se te yon pakèt zafè pou nou!

E poutan, sak rive a montre ke kreyol, se nanm nou. Se pa yon bagay yo met nan nou, Kreyol se nou, nou fet konsa.

Sam sonje tou,lakay mwen, papam t defann nou pale kreyol. Profesè lekol li te ye a, pat dako pitit li yo pale kreyol. Fraz la te en franse konsa:  » Le créole est interdit dans cette maison! »

Manmanm te konn edel, kidonk, m pat ka di mo sa yo: Lanmè: La mer; Madanm: Madame; ak anpil lot anko, menm si se ta kreyol map pale. Se maledve.

Lekol la, pat bay chans tou. Franse pou nou pale, menm sou lakou rekreasyon. San sa, baton, pinisyon.

Se pa sèl mwen ki te viv sitiyasyon sa non, pa vre?

Jodia, 28 oktob la, m sentim kontan jan nan rezo mwen, m wè tout moun ap rejwi, voye pwovèb ak bèl ti mo kreyol tanzantan.

M kontan paske ke m wè tout efo yo met deyo pou yo fe nou rayi sa nou ye li pa mache. Nou kembe la. Nou pa bliye sa nou ye.

M li tou kek zanmi ki pa kontan ditou. Se yo menm ki fem anvi rakonte nou listwa sa. Zanmi sa yo di, se ipokrizi. Ke se jodia nou gen foli pale kreyol. Ke se fe wè, se makak.

Lèm reflechi, m pa dako avek yo. Poukisa?

Yo pa prete nou kreyol, se nou ki fe kreyol. Se lang ak manyè liberasyon nou. Se afè pa nou. Pèson pa ka retirel nan nou si se pa nou menm menm.

Nou pa gen poun bay rezon ak rapo, sou lè nou pale kreyol. Nou deja kreyol la, se konsa nou viv. Poutan sistèm ledikasyon nou, goumen anpil poul te pati kite nou. Li rete tankou yon tach. Se amprent nou.

Lè kreyol mele, se kreyol ki demelel.

M sonje lèm nan inivesite,m t konn gen anpil problem ak kanmarad mwen yo. Depi se travay en gwoup, m pa janm menm kote ak res gwoup la, ki chwazi lang kreyol lè mwen, m vle prezante nan lang franse. Zanmim sa yo te konn dim dwol. Nan tèt yo se paske mwen rayi kreyol, ki pat janm vre.

Men sa nou tap aprann nan se te an franse yo bay li, liv yo en franse, enfomasyon ki sou entenet la yo en franse, peyi nou vle pati al ogmante konesans yo pa konn kreyol.

Kisa nou fè pou kreyol apre pale?

Pi gro pwoblèm nou, se met kreyol en fas franse. Pouki rezon? Sim renmen franse, sa pa vle di m rayi kreyol. Janm redi poum kembe règ gramè, fe devwa, etidye vokabilè poum aprann pale franse?

M pa fet ak franse, men li nan mwen tou. Franse se idantitem, paske li reprezante efo mwen fe poum te akseptel. Se franse ki metem kotem ye a, se lang ki fem pa yon analfabèt, se lang yo montrem li depim ti katkat, se lang konesans ki nan tèt mwen. Franse se byen mwen, piske li se yon eritaj ke mwen aksepte.

Jodia nou selebre kreyol, se bèl. Men pa bliye, kreyol se riches nou. Danny Laferrière, yon moun mwen renmen anpil kom ekriven di sa: « Riches nou pa petwol, ni lot gwo sous yo, se kilti nou. »

Si nou sispann akize franse, a la gro bagay nou ka rive fe ak kreyol nou an! Nou pedi plis tan, nou pedi twop tan nan fe batay kreyol / franse!

Sonje, Kreyol se pa selman yon lang. Se yon fason moun viv tou. Ann voye kreyol monte nan jan nou kapab!

Viv lang ak bèl kilti kreyol!

Bon ou mauvais signe?

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, le jour a perdu de sa clarté.
le vent ne souffle plus pareil, de doux et rafraîchissant il est devenu sec et violent.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, le mystère des astres n’y est plus.
La lune se dévêtit de sa robe banche et les étoiles abandonnent les cristaux.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, La mer se change en glace.
Autant qu’il perd de son sel, autant que la chaleur le fuit.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, La nuit se maquille en blanc.
Les chats sont jaunes et l’horloge danse.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, la musique grince et colle.
Jamais mélodie n’a été aussi amère.

Malgré tout, la terre continue sa roulade effrénée
Maintenant sa vitesse et son cap
Supportant intempéries et autres rafales
Se moquant du temps qui court, des larmes et des états d’âmes
La terre ronde, jamais losange.
On ne compte plus les signes, c’est peut-être bon signe!

Happy New Year!

Encore quelques heures, 2012 sera la!
beaucoup d’entre nous fêtent l’évènement, d’autres sont couchés sur un lit d’hôpital, parmi nous une fille pleure une mère, un frère pleure sa soeur. Des enfants ont faim quelque part sur la planète et les prisons sont bondés. Des Chrétiens Prient, d’autres font des rituels pour avoir de la chance, certains s’en foutent!
Nous sommes nombreux a faire l’amour et a en jouir, des couples s’engueulent. Une maîtresse désespère de voir le mari de l’autre arriver tandis qu’une épouse maudit l’absence d’un mari parti voir une maîtresse!
Les arbres respirent la fraîcheur de cette nuit nouvelle, la mer danse et virevolte sa large robe bleue, les poules dorment juchées sur des branches, il pleut ici, il neige la bas… c’est ça le quotidien de la planète Bleue….c’est ce que nous appelons la Vie!
je vous souhaite de garder le sourire en 2012 et surtout de VIVRE la VIE!

par shoomeatove @ 2012-01-04 – 11:56:56

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