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Réflexions

Voyage,souvenirs et confidences!

Mois de Juillet de l’année dernière, j’ai fait un tour en Belgique. La belle province de liège m’a accueillie durant 5 jours. Moi et des centaines d’autres jeunes francophones venus de pays differents. Tu viens d’où? ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) On avait eu une belle fête avec la langue francaise comme invitée d’honneur.

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Cérémonie d’ouverture du Forum Mondial de la langue francaise 2015 au Forum de Liège

La jeunesse réunie à liège avait une mission. L’organisation Internationale de la Francophonie ( OIF) recherchait une jeunesse créactive! La Créactivité ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) était donc ce lien solide qui nous a amené dans une seule ville sous le couvert de la langue francaise.

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Le monde a son secret de survie dans l’entraide, la solidarité et l’amour. Si nous puisons beaucoup plus dans ces vertus que nous possédons, et quand bien même…que nous pouvons cultiver, tout ira beaucoup mieux. Je parle d’expérience. J’ai vécu le pouvoir de la bienveillance au cours de cette rencontre internationale. J’ai compris que les hommes pourraient éviter bien de guerres avec un simple mot gentil. Une seule bonne intention aurait suffit pour que des mots comme « racisme, haine »  ne voyaient pas la création. Gentillesse-Sourire-Solidarité ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) était une expérience extraordinaire à liège.

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Croisements de culture, rencontres extraordinaires, découvertes merveilleuses…J’ai eu droit à la totale! L’Art comme je l’aime: mystérieux et profond. Des activités étonnantes autour de la culture. Ma dernière soirée Musiques du monde ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) restera encore longtemps dans ma tête. Pas moins que ce moment renversant Choc Culturel! ( Ouvrir le lien pour en savoir plus).

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 » Happy Birthday to you ?  » 21 Juillet, c’est la fête nationale belge! Et ces jeunes participants au forum pas du tout belges, avaient décidés de célébrer l’occasion, pour remercier ce beau pays qui nous avait reçu! Je m’ étais dit quel bel exemple de solidarité et de reconnaissance. J’ai capturé ce moment.

Est-ce que j’ai donné l’impression qu’on ne faisait que s’amuser?

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Pardon! Car des conférences, ateliers, séances de labos, travaux pratiques…en somme du travail, il y en avait eu débordant,mais gratifiant!

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Présenter des projets et discuter de leurs réalisations, échanger des partenariats, faire de nouveaux contacts, apprendre des autres et donner un peu de soi…Construire quelque chose ensemble…la vie du forum!

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Partir vide et rentrer rempli…la rencontre avec des compatriotes vraiment bien, ainsi que d’autres gens impossibles à oublier. ( Petit clin d’oeil à  Widlore Mérancourt ) et à  (Saïdou Koanda ) de belles rencontres fructueuses.

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Finir le voyage sans parler de la bouffe? Ce serait impardonnable de ma part de vous cacher Tivoli, le lieu de tous les délices! J’ai encore le goût d’un certain lapin sur ma langue!

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Ce billet est l’occasion pour moi de partager avec vous les moments qui m’ont marqué au cours de ce voyage inoubliable.De vous faire lire ou relire mes récits, (via les liens) et aussi de partager des photos inédites.

J’ai laisse liège, ( 3:00 am)  mon aventure du forum a pris fin avec ce dernier baiser sur la place Cockerill. Pardonne moi, je suis une grande romantique, et voyage sans petit béguin ne correspond pas à ma nature!

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On se reverra…Place Cockerill!

 

 

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Il y a quoi dans les livres?

« La curiosité mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l’Amérique. »

                                                                                                                 De José Maria Eça de Queiros

C’est aussi un vilain défaut, selon notre éducation. Enfant, on te punit pour ta curiosité, c’est dangereux et  hors des règles de bienséance. Et pourtant, le mot que je trouverais pour définir l’enfance tout de suite après, Innocence serait: Curiosité.

Bien que je vais vous parler de livres et non d’enfants, cependant la curiosité donne encore le ton. Le livre est un déclencheur de curiosité par excellence. Le livre fermé ou ouvert appelle un lecteur. Ou même un visiteur, un simple observateur. Le livre incite à la découverte. Que renferme ce tas de papier? Parce qu’au départ, ce n’est qu’un tas de papier, il prend forme et fond sous les yeux du curieux qui ose le tenir ouvert. Il sera ce roman d’amour ou cet essai engagé ou cette bande dessinée érotique, mais il faudrait d’abord être curieux pour le découvrir.

Moi, je suis un produit de ma curiosité. C’est-à-dire des livres que j’ai lus. J’ai tout appris dans les livres. Je n’étais pas une enfant curieuse pour mon entourage, je ne posais pas souvent de questions. J’ai eu la chance de comprendre très tot ce que renfermaient les livres, j’ai pû comparer de très tot la réponse des gens et la réponse des livres, j’ai préféré celle des livres et je n’ai plus posé de questions.

Voyons, on n’élève pas trois bambins dans une maison avec un meuble ancien rempli de livres de tous genres et penser leur cacher la vérité. Moi, en tout cas je m’en suis servie. Mon père, sous l’emprise de la culture de sa ville (Jérémie) était un intellectuel. Amant de cette poésie d’allégorie pour la fidélité des femmes de son temps, ou la beauté de la terre natale, la fièrté pour le pays…Il était aussi de ceux qui savaient chanter une sérénade sous la fenêtre de la bien-aimée idole…(oui ces choses-là existaient vraiment!) De cette savante attitude, j’ai reçu un héritage. L’accès illimité à son  » Buffet ».

Le buffet est ce meuble ancien dont je viens de vous parler qui contient quelques centaines de livres, de cahiers, de magazines. Des auteurs j’en ai lu des noms, des titres j’en ai balbutié, tant il y en avait. Des livres documentaires, des séries policières, des romans, de la poésie, des livres d’humour salaces, de développement personnel, de philosophie…Non, je n’etais pas perdue. J’etais de toute évidence dans mon élément. Ma curiosité était sans limite, je découvrais le monde au fil des mes lectures, je frappais à des portes et j’avais des réponses. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le comprendre, les livres contenaient les réponses. La curiosité force l’imagination, les livres nous transportent au delà de cette imagination, nous mettent face à la vérité, la connaissance, la lumière. Cette vérité peut ne pas être absolue, mais ce qui compte c’est la vérité de l’auteur. C’est la connaissance que l’on fait fait avec son histoire, c’est comprendre son épanchement et pouvoir lire son information. C’est ce que contiennent les livres, cette connaissance qui donne le pouvoir. Le pouvoir de changer voir chambouler le cours des situations, d’une vie à la lumière d’un livre.

Pour terminer ce billet, l’envie me prend de vous citer 10 titres qui ont marqué mon parcours de lectrice. Ce ne sont pas forcément les plus beaux ni mes préférés…Mais ceux-là ont su me donner une vérité, une connaissance, une lumière à un moment où j’en avais fatalement besoin!

1- L’odeur du café  Dany Lafferière

2-Jusqu’au bout des rêves Philip Shelby

3-Alleluia pour une femme jardin René Depestre

4-The love machine Jacqueline Susann

5- La Maudite Guy des Cars

6-Le petit Prince Antoine de saint-Exupery

7-Perles Celia-Brayfield

8-Les Jeunes s’interrogent Les témoins de Jéhovah

9-Le desespoir des singes et autres bagatelles Françoise Hardy

10- Ainsi parlait  Zarathoustra Friedrich-Nietzsche

Photo: Google.com

18 Mai, c’est la fête ou pas?

« Un temps pour chaque chose… »

Cet énoncé est biblique et donc renferme une vérité sacrée. Adaptons: Je dirais, fini la fête, maintenant réfléchissons. Oui, parce 18 Mai, j’ai fait la fête. J’ai fêté la création du drapeau de mon pays. Ouais, Haïti!

Je l’ai fêté de bien de façons: Je me suis réveillée 2 heures plus tard que d’habitude, vive le congé du 18 Mai. J’ai fait la lessive qui traînait, j’ai cuisiné, j’ai regardé la télé, documentaire sur Toussaint Louverture, l’histoire de la colonisation de Saint-Domingue, la Reine des neiges. J’ai passé mon après-midi dehors avec ma caméra en train de chasser des images de parade, de fêtes bicolorées. La soirée, jusqu’à l’assoupissement final sur internet en train de lire les opinions de mes compatriotes sur cette journée de congé.  La fête du drapeau haïtien, 18 Mai ne représente plus rien  qu’un jour férié, c’est un sujet qui divise, résumé de ma lecture.

Pour beaucoup d’entre nous, il n’y a pas lieu de fêter et ceux qui prétendent le faire sont des hypocrites. Ils ont des arguments en béton: Souveraineté perdue, que fait la MINUSTHA sur un sol libre? La communauté internationale, invitée d’honneur des grandes décisions nationales quitte le salon, prends la chambre, la cour (lakou) et s’érige en maîtresse qui menace, lance des mises en garde sévères à faire trembler de peur nos dirigeants, ces politiciens misérables sur un scène politique déplorable. Ils en ont plein, ce n’est pas fini: 18 Mai ne doit pas être célébrer parce qu’il y a trop d’haïtiens peu fier de leur pays, à l’extérieur, il se font passer pour des jamaïcains, des guadeloupéens…enfin, ce pays n’est qu’un gros bloc  de problèmes, on n’a rien à fêter.

Soupir! Long soupir! Qu’ils ont raison! Sur tous ces points, je ne trouve rien à répliquer. Je vis dans ce pays aussi et le tableau dépeint est fidèle.

Je rappelle, 18 Mai, ce n’est pas seulement la fête du drapeau, mais aussi celle de l’Université.  Cela donne à réfléchir, car un jeune de 20 ans sur les bancs de l’université en Haiti tremble de peur à l’idée d’en sortir, pour aller rejoindre les milliers d’autres qui sont passés sur ces bancs avant lui et qui sont encore sous le béton…au chômage. Donc à l’université, le jeune étudiant n’apprend pas le génie civil pour construire les plans de sa ville batie sans plan, ou proposer un plan d’urbanisation, mais il pense plutôt à se faire élire quelques années plus tard, Maire de sa ville natale avec l’espoir d’en sortir avec une voiture confortable, un visa et un titre honorable précédé ou suivi de la mention Ingénieur. Cela compte beaucoup pour la campagne éléctorale. Pas de licence en communication avec le rêve d’écrire un livre où l’on partagerait ses connaissances et expériences même 10 ans plus tard. Personne ne pense vraiment à ce pays, tout le monde ne pense qu’à s’en sortir. En effet, des raisons qui n’invitent pas aux réjouissances. Avec tous ces problèmes dans sa barque le marin a de quoi oublier le thazard et les haïtiens aucunes raisons de festoyer un 18 Mai.

Plus haut, je vous ai raconté ma journée de fête, notez bien qu’il n’y a eu ni rires, ni joies. Je n’ai pas été dans l’euphorie de mes plus jeunes années quand passait le défilé, des centaines d’écoliers costumés pour le jour, des marjorettes, des fanfares et tambourins, les badauds…le terrain de football, le prix de la meilleure pyramide, la fièrté parce que c’est 18 Mai, la fête du drapeau.

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Le drapeau haïtien, 213 ans de flotte!

Cependant, les choses allaient mal aussi à cette époque. Les enfants des ghettos etaient armés au lieu d’aller à l’école, j’avais peur des (Rastas) , de leurs dreadlocks et de leur mine terrifiante, c’était des chimères, le bas-culotte que je portais pour défiler coutait les yeux de la tête à ma mère, mon père se plaignait avec ses partisans qu’on lui avait volé ces points au bureau de vote, il serait Sénateur de la république sinon, le journal télévisé rapportait des crimes et au milieu de tout ce chaos, l’espoir:

« Demain, la gloire d’Haïti, les coeurs joyeux l’âme fervente, toujours en avant nous irons, la tête altière et hauts les fronts »

C’est quand demain? C’est aujourd’hui demain. Point de gloire, ni de dignité pourtant. Cela reste une belle chanson pour marquer le pas tous les 18 Mai. Je comprends vos mines boudeuses, je comprends votre refus de fêter, le coeur n’est pas à la fête, qui peut vous en vouloir? Il n’y a plus d’espoir. Même pas moi, sale hypocrite! Car, j’avais l’esprit à la fête, je fouinais à la recherche d’ambiance, je voulais me mettre au pas.

Il n’y a plus d’espoir, c’est ça votre excuse? Oû étiez-vous vous quand eux, ils prenaient leur courage à deux mains pour nous doter d’un drapeau? Quand Dessalines mettaient toute sa force de nègre pour arracher ce blanc d’étoffe qui symbolisait l’oppresseur ? Où étiez-vous quand eux ils faisaient acte de bravoure? Quand ils luttaient primitivement avec les armées les plus performantes de leur temps pour chasser les colons et inventer la liberté?  Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de NOUS, mais d’EUX.  La je deviens agressive, si vous me dites:  » C’est du passé »! Quel présent dois-je chérir?

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Votre égo vous joue des tours, il n’est pas question de jubiler sur nos petitesses et mésquineries, il n’a jamais été question d’applaudir ce que nous sommes devenus comme peuple, mais de toujours se rappeler que sur ce sol que vous  fouler, piaffer, voler, piller…c’est selon, il y a eu un jour de Grands Hommes. C’est le vrai sens du 18 Mai. Soyons hypocrites un jour pour les rendre hommage, l’hypocrisie ne tue pas!

UN CHIEN COMME PRÉSIDENT DANS UN PAYS SPÉCIAL!

Sur la scène internationale, nous sommes un problème. un sujet qui fait débat. On s’intéresse à nos incompétences , on se questionne sur notre avenir. Notre seuil de pauvreté est souligné en rouge, on attaque notre secteur touristique, on soulève l’échelle de la corruption, on montre du doigt la jeunesse  livrée à elle-même, sur la scène internationale, Haiti inquiète.

Réellement être haïtien et vivre en Haiti est inquiétant. On ne sait pas sur quel pied tenir, çà branle de partout. On attends la fin de cette crise pour lancer son affaire ou on fait vite de boucler cette transaction avant que le pays ne se ferme. On patiente un jour de plus avant d’envoyer son gosse à l’école,  on a toujours l’impression que le pire va arriver. Vivre en Haiti est inquiétant pour un haïtien,qui risque de se réveiller un matin et de ne plus pouvoir s’offrir ce sachet de sucre pour le café qui hier encore coûtait 200 gourdes, mais entre-temps, la gourde a dégringolée et le prix du sucre a grimpé. Vivre en Haiti inquiète l’utilisateur des transports en commun qui se trouve à la merci du chauffeur de tap-tap décidant sur un coup de tête dans la mi-journée d’augmenter le prix de sa course ou tout simplement de sectionner son parcours en quatre. Vivre en Haiti, être tout le temps sous le poids du doute, avoir toujours la sensation de passer à coté d’un évènement important, d’une opportunité en or, à cause d’une quelconque instabilité politique est inquiétant. On voudrait rester, mais pour faire quoi? c’est la question que se pose des millions de jeunes inquiets de la tournure de leur vie sur ce bout de terre qui leur appartient.

Haiti, pays spécial! je l’ai lu sur le mur Facebook d’un ami béninois. Il n’a rien dit de plus et pourtant, les commentaires de ses compatriotes vont tous dans le même sens. personne n’a pensé que spécial pouvait signifier, calme, beau, accueillant,merveilleux,extraordinaire…

Sommes-nous un pays spécial?

Un pays qui supporte un chef d’état dans un moment de bestialité hors norme, un pays qui applaudit l’impensable, un scénario jamais imaginé?

Un pays en manque de tout, en manque même d’un chef suprême, figure représentative d’un état, un pays en déliquescence, pour reprendre le terme à la mode, mais un pays qui danse?

Haiti, est en effet un pays spécial, le spécial qu’on connait, car le parlementaire qui devrait s’attabler à la résolution d’une crise politique inappropriée en plein 21 ème siècle, danse entouré de jeunes filles toutes nues sous les feux des projecteurs et sous les yeux du peuple qui l’a élu pour faire l’honorable boulot! Je veux bien croire qu’on a que ce qu’on mérite, car du bas de son char haut placé, on danse, on se délecte des seins et des fesses des demoiselles que je ne lapiderai pas. Comment refuser de défiler à coté du député et nue en plus?

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Voici le spécial dont on vit. le dérapage des valeurs d’une république, à partir même de ses premiers gardes.

Le carnaval, est une fête populaire extraordinaire, remplis de couleurs et de chants nouveaux, un rassemblement qui libère un peuple, être masqué pour faire tomber les masques est plaisant, amusant. C’est la fête de tous les excès, donc défiler dans un costume élémentaire comme sa propre chair n’étonne pas…Mais il temps de faire la part des choses en Haiti. Il est important de rappeler à nos dirigeants qu’ils sont en mission, qu’ils servent la patrie, nos élus doivent se rappeler que gérer un pays et à la fois danser et chanter des insanités ne marchent pas de paire avec leur fonction honorable. Déjà il y a trop à faire,trop à réparer,trop à corriger! Un artiste reste un leader, il est correct qu’un artiste s’il est qualifié passe de l’autre coté en transportant son engagement, son leadership pour un service publique. Mais ce qu’un artiste doit comprendre, c’est que servir une nation n’est pas une chanson ou un concert, surtout une nation comme la notre! On a trop à gérer pour accepter qu’un parlementaire donne des bals tous les week-end, défile a chaque occasion, crise raide ou pas! Un parlementaire qui nous coûte très cher en plus!

Sur la scène internationale, Haiti inquiète…pendant ce temps, nous on danse, on grouille! Dommage que le spectacle soit de si mauvais gout!

En attendant l’appel d’offre est lancé, qui veut devenir le prochain président d’Haïti? Fort Heureusement, les chiens ne peuvent pas répondre, c’est la faute à leur aboiement.

Sources Photos: Facebook

 

KISA NOU FE POU KREYOL ?

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Mwen renmen kreyol tankou manmanm ki fèm. Sa vle di, pa mandem kijan ni koman. Sèl sam konnen, li mèt bèl ou lèd, ak defo ou andikape, li se manmanm mwen renmenl.

M sonje leu mwen tap aprann pale franse, yo t komanse fem li lèt A, ti madanm tèt mare lè map aprann ekri…elatriye. Men m pa sonje yo te montrem pale kreyol. Yon jou, mwen menm, ti frèm ak ti sèm, nou jwenn yon liv ki ekri an kreyol nan bifèt liv papa nou, m pa sonje non li, men se te yon liv ki pale sou lasante. Nou lil ansanm. Nou te bien sezi, nou di epa nou konn li kreyol? Se te yon pakèt zafè pou nou!

E poutan, sak rive a montre ke kreyol, se nanm nou. Se pa yon bagay yo met nan nou, Kreyol se nou, nou fet konsa.

Sam sonje tou,lakay mwen, papam t defann nou pale kreyol. Profesè lekol li te ye a, pat dako pitit li yo pale kreyol. Fraz la te en franse konsa:  » Le créole est interdit dans cette maison! »

Manmanm te konn edel, kidonk, m pat ka di mo sa yo: Lanmè: La mer; Madanm: Madame; ak anpil lot anko, menm si se ta kreyol map pale. Se maledve.

Lekol la, pat bay chans tou. Franse pou nou pale, menm sou lakou rekreasyon. San sa, baton, pinisyon.

Se pa sèl mwen ki te viv sitiyasyon sa non, pa vre?

Jodia, 28 oktob la, m sentim kontan jan nan rezo mwen, m wè tout moun ap rejwi, voye pwovèb ak bèl ti mo kreyol tanzantan.

M kontan paske ke m wè tout efo yo met deyo pou yo fe nou rayi sa nou ye li pa mache. Nou kembe la. Nou pa bliye sa nou ye.

M li tou kek zanmi ki pa kontan ditou. Se yo menm ki fem anvi rakonte nou listwa sa. Zanmi sa yo di, se ipokrizi. Ke se jodia nou gen foli pale kreyol. Ke se fe wè, se makak.

Lèm reflechi, m pa dako avek yo. Poukisa?

Yo pa prete nou kreyol, se nou ki fe kreyol. Se lang ak manyè liberasyon nou. Se afè pa nou. Pèson pa ka retirel nan nou si se pa nou menm menm.

Nou pa gen poun bay rezon ak rapo, sou lè nou pale kreyol. Nou deja kreyol la, se konsa nou viv. Poutan sistèm ledikasyon nou, goumen anpil poul te pati kite nou. Li rete tankou yon tach. Se amprent nou.

Lè kreyol mele, se kreyol ki demelel.

M sonje lèm nan inivesite,m t konn gen anpil problem ak kanmarad mwen yo. Depi se travay en gwoup, m pa janm menm kote ak res gwoup la, ki chwazi lang kreyol lè mwen, m vle prezante nan lang franse. Zanmim sa yo te konn dim dwol. Nan tèt yo se paske mwen rayi kreyol, ki pat janm vre.

Men sa nou tap aprann nan se te an franse yo bay li, liv yo en franse, enfomasyon ki sou entenet la yo en franse, peyi nou vle pati al ogmante konesans yo pa konn kreyol.

Kisa nou fè pou kreyol apre pale?

Pi gro pwoblèm nou, se met kreyol en fas franse. Pouki rezon? Sim renmen franse, sa pa vle di m rayi kreyol. Janm redi poum kembe règ gramè, fe devwa, etidye vokabilè poum aprann pale franse?

M pa fet ak franse, men li nan mwen tou. Franse se idantitem, paske li reprezante efo mwen fe poum te akseptel. Se franse ki metem kotem ye a, se lang ki fem pa yon analfabèt, se lang yo montrem li depim ti katkat, se lang konesans ki nan tèt mwen. Franse se byen mwen, piske li se yon eritaj ke mwen aksepte.

Jodia nou selebre kreyol, se bèl. Men pa bliye, kreyol se riches nou. Danny Laferrière, yon moun mwen renmen anpil kom ekriven di sa: « Riches nou pa petwol, ni lot gwo sous yo, se kilti nou. »

Si nou sispann akize franse, a la gro bagay nou ka rive fe ak kreyol nou an! Nou pedi plis tan, nou pedi twop tan nan fe batay kreyol / franse!

Sonje, Kreyol se pa selman yon lang. Se yon fason moun viv tou. Ann voye kreyol monte nan jan nou kapab!

Viv lang ak bèl kilti kreyol!

Bon ou mauvais signe?

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, le jour a perdu de sa clarté.
le vent ne souffle plus pareil, de doux et rafraîchissant il est devenu sec et violent.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, le mystère des astres n’y est plus.
La lune se dévêtit de sa robe banche et les étoiles abandonnent les cristaux.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, La mer se change en glace.
Autant qu’il perd de son sel, autant que la chaleur le fuit.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, La nuit se maquille en blanc.
Les chats sont jaunes et l’horloge danse.

On ne compte plus les signes, c’est plutôt mauvais signe.
Car, la musique grince et colle.
Jamais mélodie n’a été aussi amère.

Malgré tout, la terre continue sa roulade effrénée
Maintenant sa vitesse et son cap
Supportant intempéries et autres rafales
Se moquant du temps qui court, des larmes et des états d’âmes
La terre ronde, jamais losange.
On ne compte plus les signes, c’est peut-être bon signe!

Happy New Year!

Encore quelques heures, 2012 sera la!
beaucoup d’entre nous fêtent l’évènement, d’autres sont couchés sur un lit d’hôpital, parmi nous une fille pleure une mère, un frère pleure sa soeur. Des enfants ont faim quelque part sur la planète et les prisons sont bondés. Des Chrétiens Prient, d’autres font des rituels pour avoir de la chance, certains s’en foutent!
Nous sommes nombreux a faire l’amour et a en jouir, des couples s’engueulent. Une maîtresse désespère de voir le mari de l’autre arriver tandis qu’une épouse maudit l’absence d’un mari parti voir une maîtresse!
Les arbres respirent la fraîcheur de cette nuit nouvelle, la mer danse et virevolte sa large robe bleue, les poules dorment juchées sur des branches, il pleut ici, il neige la bas… c’est ça le quotidien de la planète Bleue….c’est ce que nous appelons la Vie!
je vous souhaite de garder le sourire en 2012 et surtout de VIVRE la VIE!

par shoomeatove @ 2012-01-04 – 11:56:56

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