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Juste un petit saut á Saut-Mathurine!

Il y a des moments qu’on ne devrait en aucune manière garder pour soi-même. C’est le cas de cette virée que j’ai entreprise à Camp-Perrin au cours de cette semaine. Après une longue journée de travail, on a tendance à laisser la fatigue nous gagner, on a souvent envie de nous retrouver au fond du lit. Ce qu’on n’a surement pas envie, c’est de nous taper une belle heure de route et faire encore cavalier avec la fatigue. Cependant, la motivation aidant, il arrive qu’on se laisse convaincre de partir à l’aventure l’épuisement pleins les os !

J’étais la motivation. Fatiguée mais empreinte d’une joie de vivre, une envie de gagner, de prouver que ma limite est indéfinie… J’ai donc battu des mains pour encourager les collègues à prendre la route loin de nos chambres climatisées et de la piscine tiède de fin d’après-midi de l’hôtel. On roule, direction Camp-Perrin ou se niche l’un des sites touristiques de notre beau pays : Le Saut-Mathurine.

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Sur place, j’étais fascinée. C’est la première fois que je visite une chute d’eau. La puissance de la chute et la beauté du bassin qui l’accueille m’émerveillent. La vapeur tout autour dégage un certain mystère, les rochers et la verdure du lieu donnent un spectacle vivant… à couper le souffle !

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Me voilà éprise ! Troublée, amoureuse. Le genre d’amour qu’on a envie de consommer, là, tout de suite, juste ici ! Le genre d’amour qui vous fait tout oublier, comme par exemple : Je n’ai pas pris mon maillot de bain ! Je pensais que regarder suffirait, mais la fraîcheur de l’eau, cet écrin de bassin a supprimé tout réflexe de voyeurisme. Il était urgent de passer à l’action, de faire le grand saut. Je me suis retrouvée par la magie de la beauté et de l’amour en sous-vêtements dans le bassin de Saut-Mathurine.

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Heureusement que ce gros rocher m’a protégé des regards curieux ! Je plains les badauds autour…ils n’ont rien vu  du spectacle de mon {summer body} ! ( Hahaha)

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Je vous assure, le plaisir était sans nom ! La température de l’eau agréable, le bruit de la chute apaisante et le calme du lieu (normal pour un mardi après-midi) satisfaisante. Je ne cherchais plus le bonheur, il était venu à moi. Je l’ai chevauché environ une heure !  Et c’est avec la peau pétillante de fraîcheur que j’ai regagné la ville Cayes !

 

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Il y a des moments qu’on ne devrait en aucune manière garder pour soi-même. Je confirme. Parce que la journée n’a pas pris fin avant notre diner. Un diner exquis qu’on a partagé entre collègues dans la place la plus sympathique de la ville des Cayes. On a découvert le restaurant Tropical Plus ! Un établissement avec intérieur et terrasse qui accueille les clients avec le sourire, où la commande est prise patiemment et avec plaisir, où le chef sort pour recevoir ses convives et les renseigner sur la composition des plats offerts, où le temps d’attente est juste ce qu’il faut et le diner servi parfait !

Nos attractifs acras aux dents de crabes servis dans une vraie carcasse de crabe!

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Mon plat d’écrevisses au beurre d’ail et ma salade aux crevettes, de vrais régals !

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Et parce que le bonheur ne s’arrête pas en chemin, une tasse de thé à la citronnelle et à la menthe vient le réchauffer.

 

Je vous souhaite à tous de vivre des moments pareils : inattendus, spontanés, vrais et surtout remplis de petits bonheurs, je vous souhaite vivement de ne pas les laisser passer, de savoir les saisir au bond. Je vous souhaite de gagner des batailles contre l’épuisement, la mauvaise humeur, une journée de contrariété, de mauvaises rencontres, la dépression et le mal-être…pour oser être la motivation et la source de votre joie, et qui sait , de votre entourage aussi.

J’espère que ce petit récit vous aura plu. Je vous laisse avec le lien du vlog que j’ai aussi tourné pour un maximum de partage de ce bonheur avec vous. Cliquer ici pour découvrir la vidéo et ressentir en live ce que j’ai vécu.

Gros bisous !

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5 bonnes raisons d’apprécier  »Premye ti bo » de Rideka

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Une nouvelle chanson dans ma playlist,  » Premye ti bo »! L’avez-vous déjà écouté?

Si oui, j’espère que vous frémissez de plaisir  de la même manière que moi. Mais, si vous n’avez pas encore eu cette chance, je vous l’offre. « Premye ti bo », est le son à écouter tout de suite. (Premye ti bo by Rideka)

Pour les plus sceptiques,voici 5 bonnes raisons d’apprécier ce titre:

1- Chanté par une graine de star

Quand un artiste décide de montrer son travail, la plupart du temps c’est parce qu’il est satisfait. Rideka a découvert son talent en république dominicaine où elle faisait des études. C’est vrai qu’elle aimait chanter depuis son enfance, mais au cours des soirées karaoké chez les voisins, elle se rend compte qu’elle a gagné des admirateurs. Ces gens l’ont encouragé a s’investir dans la musique. De retour au pays en 2013, elle se faufile dans les soirées dans des resto clubs. C’est la qu’elle a définitivement compris qu’elle a un public qui l’adore. Perfectionniste dans l’âme, elle a mis tout son temps afin de sortir un premier single qui toucherait un grand nombre de personne.

2-L’histoire est notre 

Qui d’entre nous n’a pas vécu le moment d’un premier baiser? Quels souvenirs garde t-on de cette premiere expérience?  On dit toujours que cet instant est inoubliable, et pourtant, pris dans notre course quotidienne, on n’y pense presque plus. Un bon prétexte qui invite à se replonger dans le passé,un passé souvent innocent mais qui laisse des marques. Rappelle-toi de ton premier baiser…

3-L’ensemble est agréable

Ambiance tropicale assurée. Mélange de zouk et de compas, une vraie étoile des caraïbes.  Porté par la voix de Rideka, le cocktail est assurément délicieux. Elle est de celle qui charme sans effort. On ne sait pas où exactement elle puise ses attraits, mais on ne peut y résister. J’ai tendance à l’écouter en boucle…

4-Le clip

Sorti il y a 2 semaines, la vidéo est disponible sur YouTube. Courez sur ce lien (Vidéo-clip) et vous verrez par vous-même. Je vous préviens tout de même de l’avalanche de belles images, de lieux magnifiques, d’un travail professionnel zéro faute qui va vous tomber dessus. Les gars, rien que pour le clip, vous allez adorez  »Premye ti bo ».

5-Un meilleur lendemain

On ne rêve que de ça, d’un lendemain meilleur.

Pour vous: une situation qui vous renvoie à vos lointains bonheurs, ou à vos déceptions passées vous rend plus forts. Un premier baiser peut être la source d’un plaisir sans nom, tout comme il peut réveiller des blessures. Mais c’est un moment important pour avancer. Panser ses blessures possède la même force qu’un sourire serein. Le résultat vise le bien-être, rien que ça.

Pour Rideka: Son entrée dans l’industrie musicale. C’est un prélude à de belles performances, la préparation d’un album, le début d’une carrière de chanteuse.

Que de bonnes nouvelles pour tout le monde.

Intéressés à la découvrir en live? Retrouvez là :

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Alors on va zouker sur quel titre ce week-end? 

 

Non chère société,je ne suis pas homophobe!

« Si tu n’es pas homophobe, tu es forcément homosexuel! »  ( Phrase entendue)

« Massimadi Haïti est un espace de réflexion, d’échanges, de débats et de sensibilisation sur les questions du pluralisme dans un contexte haïtien, dans l’optique de participer à la création d’un monde plus équitable pour tous et toutes. Tous et toutes sont invités à participer peu importe la classe sociale, le sexe, l’identité de genre,l’orientation sexuelle ou l’appartenance à un groupe religieux ».

La première édition haïtienne du Festival se déroulera du 27 au 30 septembre 2016 à la FOKAL, à l’Institut français en Haïti, à la Cinémathèque et au café Paradox à Pétion-Ville.

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Affiche de l’évènement

Voici l’invitation qui fait tilt en ce moment, qui réveille les consciences et alimente les conversations en Haïti. L’annonce a choqué plus d’un. Les réactions sont mitigées, violentes ou agressives que ce soit du côté des détracteurs, ou des défenseurs. Personne n’écoute personne, aucun dialogue n’est ouvert, chacun tire sa boulette sur l’autre, lui qui brandit sa bible et l’autre son article de loi, l’annonce de ce festival n’apporte que mésentente et cacophonie. Ce festival artistique divise le pays.

Parce qu’après tout, ce n’est qu’un festival comme un autre. Ce sera de l’art exposé, débattu ou projeté. Sauf que l’art ici va aborder un sujet délicat: l’homosexualité.

La peur de Massimadi

Où en sommes-nous avec l’homophobie? En Haïti, nous étions loin de l’homophobie jusque là. Ce jeune homme efféminé dans le quartier fait plus rire que déclencher la colère, cette bonne femme aux allures vives, est pourtant l’amie de tous. On aime bien ses propos grossiers et ses blagues qui font se tordre de rire. On raconte que cette jeune fille prétentieuse et discrète est lesbienne, mais après un temps que vaut cette rumeur? Combien de fils et filles homosexuels qui vivent sous le toit de leurs parents, même si ceux-là sont en désaccord avec leur choix? La majorité des artistes haïtiens sont taxés d’homosexuels , en tout cas, ce n’est ce qui va les empêcher de vendre leurs disques ou de remplir leurs salles de concerts, on s’en fout pas mal. Que dire des rumeurs sur plusieurs de nos chefs d’Etats, des membres influents de l’administration publique? Les étiquettes sont collées partout et chacun finit par s’occuper de ce qui lui regarde.

Les journaux rapportent si souvent la mort de nos intellectuels, de nos jeunes étudiants, de nos braves travailleurs, braqués en sortant de la banque ou en regagnant leur demeure après une dure journée…mais vraiment infime ( je laisse une marge) la nouvelle de personnes attaqués parce qu’ils ont fait leurs choix sexuels en fonction de ce qu’il leur plaît vraiment.

Je réalise que pour le festival Massimadi, ce n’est pas l’homosexualité qui fait peur, mais la fête de l’homosexualité. C’est célébrer en grande pompe cette aberration. Parce que si vivre à côté de l’homosexuel ne dérange pas tant que ça, ce n’est pas qu’il est compris tant que ca non plus.

Ce qu’on appelle Homophobie ici

Cela m’étonne certaines fois, le calibre d’un cerveau qui se sert de ce fameux verset biblique pour condamner l’homosexualité :  » Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». (Lévitique 18:22) Comme si dans la bible, il n’existe que cette vérité. Dès qu’on essaie de relativiser, on brandit le verset qui fait taire. Dieu a parlé, tais-toi!

Alors pas question de se taire, il est question de faire comprendre à l’autre que son point de vue n’est pas correcte. l’homosexuel est un être humain avec des droits. Son choix lui appartient et il ne concerne que lui.

« Si tu n’es pas homophobe, tu es forcément homosexuel! »  ( Phrase entendue)

Grossomodo, l’homophobie! Puisque exprimé avec beaucoup de haine, de violences verbales, d’incompréhension, de refus d’écouter, d’obtempérer. Ce qu’on appelle homophobie ici, ce n’est autre qu’une conviction personnelle.

Pour ou contre Massimadi ,on a besoin de savoir ton camp afin de bien te camper. 

Pour ma part, je suis contre Massimadi-Haïti. Je suis dans l’obligation d’ajouter à chaque fois: non, je ne suis pas homophobe. Je suis plutôt réaliste. Le pays dont nous vivons actuellement n’est pas prêt pour un festival arc-en-ciel. L’heure ne sonne pas encore pour ce genre de chamboulement social. On va trop vite!

On est encore dans les manques d’infrastructures, problèmes de santé, grèves de médecins, d’enfant de 3 ans qui meurt faute de soins basiques. On est toujours dans l’insécurité grave, de cas d’assassinats gratuits, de kidnapping. Problèmes de justice, de fonctionnaires ayant pillé les caisses de l’Etat sans punition aucune. Problèmes d’éducation, des résultats scolaires effroyablement bas. Problèmes de la faim, de chômage, de pouvoir d’achat: 65 gourdes pour 1 dollar américain. On fait face à des expulsions de nos compatriotes partout pendant que des milliers d’autres se battent tous les jours pour faire la grande traversée! Nous avons un millions d’affaires urgentes à régler et je doute que faire accepter l’homosexualité d’un groupe de gens en fait partie.

Et puis, qui sont les homosexuels? Qui sont-ils? A part ces très courageux membres de l’organisation KOURAJ, (http://www.kouraj.org/) personne n’est gay, lesbienne ou bisexuel! Le coming out, cela vous dit quelque chose? Pas en Haiti, pas encore en tout cas. L’homosexuel lui-même n’arrive pas encore à assumer sa préférence sexuelle. La société pèse lourd sur son désir de se confier. De vivre sa sexualité en toute liberté. C’est un fait. Pour autant, le modèle de famille ou de relations sociales instauré depuis des siècles ne va pas s’envoler le temps de quelques éditions d’un festival. Le couple est ainsi vu: un homme et une femme. Changer ce schéma est possible mais pas à coup de provocations.

Pour l’heure le festival rencontre des difficultés. Un des partenaires se rétracte sous le poids des menaces:(FOKAL). Massimadi a justement réveillé l’homophobie de la population haïtienne qui jusque là restait latent. Deux figures de proue se dressent pour faire tomber l’idée de Massimadi-Haïti: Le sénateur Jean Renel Sénatus et Danton Léger, le chef du parquet de Port-au-Prince. On les surnomme les mousquetaires de la bonne moralité! (Léger et Sénatus) Que dire de plus: on n’avait pas besoin de ça!

Source Photos: Google.com

Que peut Trump pour séduire un haïtien ?

Quand le très prestigieux journal, Miami Herald rapporte que Donald trump courtise les haitiens de la floride, on esquive tout de suite l’hypothèse de la mauvaise blague qui court les réseaux sociaux. On est en face d’un fait qui dépasse le statut divers. Trump le xénophobe, le raciste qui a tenu des propos tellement dégradants sur les immigrants et les étrangers ( les afro-américains, noirs, les musulmans, les latinos) depuis le début de sa campagne électorale a pénétré vendredi dernier (16/09/16) le quartier « Little Haïti » à Miami pour rencontrer des leaders d’origine haïtienne avec l’objectif farfelu d’obtenir leur vote et celui de la communauté haïtienne aux USA.

C’est le moment de se jeter à l’eau et de deviner quel discours va t-il tenir pour convaincre ce groupe dont il a tant craché dessus juste avant vendredi? L’exercice n’était pas très difficile quand on sait que son principal adversaire n’est autre que, je ne vais pas dire Hillary, Mais plutot « Les Clinton ».

Le clan Clinton, grand ami d’Haiti. L’ami intime qui peut laver sans aucune réticence même nos linges les plus sales, qui sans aucune retenue peut fouiller dans nos poubelles si cela peut nous venir en aide. C’est ça être un ami après tout! Être présent dans les bons, mais surtout les mauvais moments. On a vu leur tête aider après le séisme dévastateur de 2010. Ou plutôt, ils nous ont fait part de leur bonne intention d’aider à la reconstruction du pays: On compte le parc industriel de Caracole, le Marriott hôtel, et des millions de dollars américains disparus!

Voici en résumé, le bilan de la reconstruction menée de mains maîtres par le clan Clinton, toléré par un gouvernement sans foi ni loi de Martelly-Lamothe-K-plim (Evans Paul) et co qui n’a pas daigné exiger des comptes. D’ailleurs des emails rendus publiques récemment confirment ce que nous savions déjà, Haïti est l’arrière cour du clan Clinton. Donc la faille qui lie Haïti et la politique de gestion des Clinton est palpable.

D’où lui vient l’idée d’approcher les Haïtiens?

Et de tout ce bric-à-brac est né le discours séducteur de Trump. Il peut être accusé de racisme, on peut lui prêter un problème mental mais le candidat qui rêve d’interdir le sol américains aux musulmans n’est pas sot. Les incompétences de la candidate démocrate et de son clan dans le dossier Haïti-Reconstruction post-séisme, est un pion à saisir pour manipuler les haïtiens. Faire appel à leur aversion pour l’équipe Clinton. Il est clair que les haïtiens ne font plus du tout confiance à Hillary Clinton, après la destruction de la culture rizicole en Haïti,(http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17606) leur rôle dans les élections de 2010 et 2015, la reconstruction fantôme…Les démocrates sont en effet à fuir comme la peste.

Mais que peut Trump pour séduire un haitien?

Il est clair que parler de présidentielles américaines, revient à parler d’élections mondiales. Et admettez le ou non, Haïti est devenu un poids important dans la ligne de mire de la puissance mondiale. Trump veut s’en emparer, mais comment?

Je trouve quand même dommage qu’il a trouvé âme haïtienne qui vive dans les locaux du centre culturel de Little Haiti. J’espérais que personne n’irait à sa rencontre. Point n’est besoin de rapporter les nombreuses bourdes du candidat républicain, dont des chefs d’États, des leaders de son propre parti lui ont tournés le dos.(http://www.huffingtonpost.com/ruth-messinger/what-bill-clintons-mea-cu_b_517328.html) Il est aussi clair comme de l’eau de roche, que Donald J. Trump n’est pas le président qui siégera à la maison blanche avec en tête l’avenir, des projets, un plan, un rêve, une entente, un deal, une idée bienveillante pour Haïti.

Trump et son fameux slogan
Trump et son fameux slogan

Make America great again!

Redevenons donc des esclaves!  Chers descendants de Dessalines, Toussaint, Pétion… travaillons à refaire de l’Amérique ( l’Amérique des américains) le continent le plus prospère, le plus puissant, le plus immense! Faisons de Trump notre grand champion dans les présidentielles américaines!

A-t-il déjà oublié ses tirades sur les immigrants? Sur les étrangers ? Sur les sans-papiers? Les musulmans? Les mexicains? Les femmes en situation de viol? et j’en passe? Ce n’est plus un secret, les casques bleus en voulant apporter la paix et la stabilité nous ont refilé le choléra. On devrait faire plus attention aux promesses de Trump. On ne sait pas encore ce qui viendra avec.

Qui sera le prochain président d’Haïti? 

Nous sommes à l’heure des grands débats. Le groupe d’interventions en affaires publiques (GIAP) fait sa séance de questions réponses avec 5 candidats à la présidence sur 27 inscrits dans la course. Un débat de cancres à la télévision ce 20 septembre avec ceux qui prétendent vouloir nous diriger.  A qui confier les rênes de ce pays? Comment sortir de ce bourbier? Qui voter le 9 octobre prochain?

Voici la question qui devrait mobiliser l’esprit et la clairvoyance de chaque haïtien. Ni Hillary Clinton, ni Donald J Trump ne sera élu président d’Haïti pour de vrai. Choisir entre les deux de toute façon revient à choisir entre la peste et le choléra.

Voyons…on n’est pas sorti de l’auberge!

Voyage,souvenirs et confidences!

Mois de Juillet de l’année dernière, j’ai fait un tour en Belgique. La belle province de liège m’a accueillie durant 5 jours. Moi et des centaines d’autres jeunes francophones venus de pays differents. Tu viens d’où? ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) On avait eu une belle fête avec la langue francaise comme invitée d’honneur.

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Cérémonie d’ouverture du Forum Mondial de la langue francaise 2015 au Forum de Liège

La jeunesse réunie à liège avait une mission. L’organisation Internationale de la Francophonie ( OIF) recherchait une jeunesse créactive! La Créactivité ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) était donc ce lien solide qui nous a amené dans une seule ville sous le couvert de la langue francaise.

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Le monde a son secret de survie dans l’entraide, la solidarité et l’amour. Si nous puisons beaucoup plus dans ces vertus que nous possédons, et quand bien même…que nous pouvons cultiver, tout ira beaucoup mieux. Je parle d’expérience. J’ai vécu le pouvoir de la bienveillance au cours de cette rencontre internationale. J’ai compris que les hommes pourraient éviter bien de guerres avec un simple mot gentil. Une seule bonne intention aurait suffit pour que des mots comme « racisme, haine »  ne voyaient pas la création. Gentillesse-Sourire-Solidarité ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) était une expérience extraordinaire à liège.

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Croisements de culture, rencontres extraordinaires, découvertes merveilleuses…J’ai eu droit à la totale! L’Art comme je l’aime: mystérieux et profond. Des activités étonnantes autour de la culture. Ma dernière soirée Musiques du monde ( Ouvrir le lien pour en savoir plus) restera encore longtemps dans ma tête. Pas moins que ce moment renversant Choc Culturel! ( Ouvrir le lien pour en savoir plus).

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 » Happy Birthday to you ?  » 21 Juillet, c’est la fête nationale belge! Et ces jeunes participants au forum pas du tout belges, avaient décidés de célébrer l’occasion, pour remercier ce beau pays qui nous avait reçu! Je m’ étais dit quel bel exemple de solidarité et de reconnaissance. J’ai capturé ce moment.

Est-ce que j’ai donné l’impression qu’on ne faisait que s’amuser?

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Pardon! Car des conférences, ateliers, séances de labos, travaux pratiques…en somme du travail, il y en avait eu débordant,mais gratifiant!

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Présenter des projets et discuter de leurs réalisations, échanger des partenariats, faire de nouveaux contacts, apprendre des autres et donner un peu de soi…Construire quelque chose ensemble…la vie du forum!

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Partir vide et rentrer rempli…la rencontre avec des compatriotes vraiment bien, ainsi que d’autres gens impossibles à oublier. ( Petit clin d’oeil à  Widlore Mérancourt ) et à  (Saïdou Koanda ) de belles rencontres fructueuses.

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Finir le voyage sans parler de la bouffe? Ce serait impardonnable de ma part de vous cacher Tivoli, le lieu de tous les délices! J’ai encore le goût d’un certain lapin sur ma langue!

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Ce billet est l’occasion pour moi de partager avec vous les moments qui m’ont marqué au cours de ce voyage inoubliable.De vous faire lire ou relire mes récits, (via les liens) et aussi de partager des photos inédites.

J’ai laisse liège, ( 3:00 am)  mon aventure du forum a pris fin avec ce dernier baiser sur la place Cockerill. Pardonne moi, je suis une grande romantique, et voyage sans petit béguin ne correspond pas à ma nature!

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On se reverra…Place Cockerill!

 

 

Un café avec Kemi Seba

L’association culturelle Café Philo a frappé fort le jeudi 9 juin. Une date mémorable, qui a vu asseoir l’activiste panafricaniste kemi Seba à cette table de discussion dédié à la pensée philosophique et humaniste. Le public habituel de Café Philo, des jeunes étudiants et des professeurs ont été contents de l’accueillir. La longue séance de photo (environ 1:30 mns) avant de procéder à l’ouverture peut le prouver. J’ai vu des gens lui parler de son compte Facebook et des partages qu’ils font de ses publications. Ce n’était pas un inconnu qui a débarqué en Haïti, Kemi était attendu et les gens avaient une réelle connexion avec lui.

Pour ma part, faisant partie de ceux qui le suivent aussi sur Facebook, j’ai su qu’il rentrait en Haïti par une publication que j’ai partagé avec la mention: On t’attend Kemi. C’est vrai que j’avais hâte de découvrir ce géant qui prône le panafricanisme, l’union ultime entre les peuples noirs. Je voulais saisir l’occasion pour l’écouter en vrai et ne pas que deviner la vibration qu’il dégage lorsque je le regarde sur YouTube. En fin de compte, il était bien là, je l’ai écouté avec toute mon attention et aussi le recul qu’exige les premières fois. Je viens partager dans ce billet  le goût de ce Café avec Kemi Seba. En quelques points, j’ai aimé:

1-  L’ouverture

-On dirait que tu pries?

-Ouais, je parle avec les ancêtres

Ceci est un échange entre Stéphane Saintil, le modérateur du débat qui allait s’ouvrir, et Kemi Seba qui en effet murmurait ce qui semblait être une prière. La scène était encore plongée dans une légère pénombre, ce qui donnait à cet échange une couleur pour le moins mystique et qui accrochait encore plus le public. On venait justement d’en apprendre plus sur un personnage déjà fascinant. Il est aussi un être très spirituel qui sait parler aux ancêtres.

2- La carte noire

Café philo est une réunion qui se tient à Port-au-Prince tous les mardis soirs. Une réunion autours des idées, du cas de l’haïtien et de son évolution dans le monde. Exceptionnellement on a reçu Kemi Seba un jeudi compte tenu des complications lors de son voyage, mais ce café Philo a vu une autre exception s’exécuter à propos de la carte blanche habituelle qu’on donne aux intervenants, Kemi a réclamé une carte noire. On dirait que c’était à ce prix qu’il accepterait de livrer son message en Haïti. Il l’a eu sa carte noire.

3- Le sens profond de sa venue en Haïti

Un musulman en pèlerinage va à la Mecque, un chrétien à la recherche de la plénitude extrême va au Vatican et un défenseur de la cause des noirs en pèlerinage doit absolument poser ses pieds sur le sol d’Haïti…C’est la tirade émouvante, dit dans un ton solennel par Kemi Seba pour justifier sa présence sur la terre de Dessalines, de Toussaint, de Boukman, de Félicité… Il a continué pour avancer que durant ses 6 dernières années il a voyagé dans environ 80 pays, mais que jamais il n’a encore eu cette émotion, cette connexion qu’en touchant le sol d’Haïti. Selon ses propres mots, Il est un fils qui vient voir sa mère.

4- Sa déclaration sur le vaudou

Rien  qu’on n’a pas déjà entendu en fait, son discours n’était pas nouveau mais il était fort. Il était dit avec une réelle conviction qu’on pouvait la sentir, le vodou est pour lui la matière de vie de l’haïtien, et le jour où il l’aura compris sera historique. Il a parlé des peuples d’occidents (Les blancs) qui ont bien compris cela, qui nous donne le christianisme et qui nous vole notre vaudou sous forme de Franc-maçonnerie, il conseille aux haïtiens d’arrêter de rejeter leurs origines, de laisser tomber la franc-maçonnerie et de se mettre au vodou. Ce n’est qu’à ce prix que notre peuple connaitra la paix. Une grande partie du public a crié: AYIBOBO. C’est comme un AMEN dans une cathédrale.

5- Son regard sur Haïti

On va dire de préférence Port-au-Prince, il a visité la ville en 48heures (On était jeudi 9 juin). Kemi Seba croit dur comme fer qu’Haïti est la capitale centrale de l’Afrique. Il l’a répété dans un formalisme étonnant à plusieurs reprises. Il dit le croire encore plus depuis qu’il a découvert cette ressemblance d’Haïti avec les villes africaines. Que ce soit au niveau des repas, du style de vie il pense que la vie se déplace à Port-au-Prince comme à Dakar par exemple. Mais il déplore le manque d’infrastructure, la pollution dans les rues et oui, il a son opinion la dessus. Il a compris pourquoi Haïti reste juché sur cette mauvaise pente. C’est parce que nous somme le peuple le plus arrogant de l’histoire des nations.  » Haïti paie le prix de sa résistance » Cette liberté que nous avons osé prendre d’entre les jougs des colons, nous payons encore le prix très fort.

6-Son désaccord avec la passivité du peuple haïtien

» Un pays sous hypnose » voilà ce que nous sommes. Il a cité son défunt ami (Paix à son âme) Hugo Chavez qui disait toujours,  » Si Haïti se lève l’Afrique va se lever, l’Amérique du sud va se lever… » Tous les peuples opprimés par cette bête de mondialisation se lèveront. Il demande de la réactivité. Kemi Seba espère qu’on se rapproprie les concepts, qu’on devient des politiciens, qu’on participe à la vie de notre nation comme l’éboueur qui rend service en vidant les poubelles, l’éboueur est donc un politicien. Qu’on arrête de se servir du peuple pour avoir le pouvoir, mais qu’on prend le pouvoir pour servir le peuple. Il espère que Haïti réagisse, que la capitale bouge pour que les autres villes se lèvent, ici, on parle panafricanisme, pas nationalisme.

7- Cette phrase

Je ne me rappelle plus du contexte, mais je me souviens comment je l’avais accueillie. Avec un quasi ferveur.  » Ce qui doivent faire le bien le font mal et ceux qui font le mal le font bien »

8- Sa tirade sur l’union

« Ceux qui refusent l’idée du panafricanisme, d’une union entre les peuples noirs sont ceux-là qui se regroupent en Etats-Unis d’Amérique, en Union Européenne… »

9- Le clash

Faut d’abord préciser que c’était avec amour. Stéphane Saintil, le modérateur de la soirée a pris la parole pour avancer ses propres idées. Il a partagé la table avec Kemi Seba mais il a ses opinions a lui. Pour Stéphane, Haïti est un bassin où se baignent  plusieurs peuples, les français, les espagnols, les anglais, les hollandais…sont aussi passés par là. On n’hérite pas que de nos gênes africaines. Pour lui l’haïtien n’est pas africain et il l’a lancé au visage de celui qui prêche son sermon panafricaniste. Mais, il n’y avait pas que Stéphane, la séance questions-réponses l’a bien prouvé, en Haïti Kemi ne fait pas l’unanimité. Nous sommes un bon groupe a ne pas adhérer à ses idéologies de noirisme, de panafricanismes. Mais, je vous le redis, c’était avec amour.

10-Kemi Seba

Un personnage que j’ai découvert grâce à internet, je n’ai jamais lu un de ses ouvrages, mais je lis beaucoup de papier sur sa lutte, sa vie. Il m’a toujours fasciné. Je ressens toujours une énergie comme une folie en ouvrant une page web intitule Kemi Seba. Il fallu qu’il soit en Haïti, à Ambyans resto club, un espace simple comme bonjour pour faire l’expérience de mes lectures. Il a l’avantage d’avoir un physique arrogant, son costume africain n’arrange rien dans sa posture de géant, et que dire de sa voix? Ce n’est pas moi qui vais vous le dire, c’est un orateur formidable, et comme détecté par un participant, il possède les techniques pour galvaniser une foule. Le public comme moi était sous le charme.

Ce café avec Kemi Seba quoique bien sucré gardait par moment son effluve d’amertume. Je n’ai pas aimé:

1- Son radicalisme extrême

Je ne conçois pas qu’au 21eme siècle un monde ou le noir se méfie du blanc et ou le blanc ignore le noir. Sa formule Homme noir/Femme noir me révolte. Je crois que toute lutte même avec un objectif matriciel doit veiller à ce que les variantes concordent. A quoi ça sert les noirs qu’on ne se mêle pas aux blancs? Il a bien cité Socrate, mais c’était un blanc. Et ce n’est pas que pour cette fois, comme l’a dit Kemi Seba, parce que les blancs partagent ce monde avec les autres races et chacun d’eux aura à tirer du bon en l’autre.

Pour terminer ce billet. Voici ce que pense Kemi Seba de ce Café Philo:

C’était énorme pour lui, un réel honneur de faire ce débat avec ses frères haïtiens. Il pense qu’on a besoin au maximum de ces genres d’échange. Il n’est pas du tout déçu clame-t-il pour répondre à ma question, il a aussi compris que la majorité des participants comprenait sa démarche et cela renforce ses convictions sur Haïti qui est la mère des nations noires.

Et Stéphane Saintil pense que ce café a été une réussite, il a compris la soif des gens pour la parole panafricaniste de Kemi et il est satisfait de la tournure de la séance. Il a remercié le poète Claude Sainnécharles qui avait pris l’initiative, et aussi la chanteuse Sara Renelik, les membres de la revue CONTROVERSE et les membres de Café Philo.

Quand Haïti pleure Nice

J’ai reçu la nouvelle comme tout le monde. Le 14 juillet, sur la promenade des Anglais à  Nice. Un camion fonce sur la foule, faisant au moins 84 morts, dont 10 enfants, et plus de 200 blessés. Une mauvaise nouvelle de plus, me suis-je dit. Une triste nouvelle, quand on pense que des touristes étrangers, des familles en vacances, des habitants de la zone, des enfants et des adolescents réunis pour admirer un feu d’artifice se retrouvent épinglés à une liste de  84 personnes morts.  Triste pour les niçois, pour les français, pour les victimes, Je retourne à ma fête. Je fêtais un anniversaire pendant que des vies trépassaient sur un autre continent. Des vies inconnues. Des vies pour qui je ne verse pas de chaudes larmes, car trop loin de mon quotidien et de mon quartier.

Cinq jours plus tard, un ami a annoncé sur sa page Facebook qu’il est dans le noir total. Son cri de désespoir m’assourdit. Il vient de confirmer la mort de sa femme et de son garçon de 9 ans : «  Je n’avais pas envie de sortir, je n’aime pas les feux d’artifices. Je l’ai vu pour la dernière fois laisser la maison avec mon garçon de 9 ans qui trépignait d’impatience. Elle souriait et embrassait notre fille de 3 mois que je tenais dans mes bras. J’ai dit ‘’ Je t’aime’’ à mon Léo. J’ai embrassé sa mère. Le camion de l’horreur ne les a pas ramenés. Ils sont restés sur la promenade des anglais. Je suis dans le noir total »

Les larmes sont là. Haïti pleure Nice. En 2009-2010, l’une de mes passions fut de jouer environ quatre heures par jour à un jeu que proposait Facebook. City Ville, la passion de construire sa ville avec l’aide d’une communauté. Il était de celui qui m’envoyait des légumes pour ma ferme, de l’énergie pour rester fonctionnels, des matériaux pour la construction. Quand je dis ami, ce sont des ‘’ likes’’ qu’on se donne. Des blagues qu’on partage. Des pensées positives qu’on se souhaite.  Mais mon désarroi n’était pas virtuel. Je pleurais réellement sa perte. Je connais Léo et sa maman. Ils sont affichés comme photo de profil.

Quand Haïti pleure Nice, ce ne sont pas des débats sur internet sur je suis Nice ou je ne suis pas Nice. C’est une plaie ouverte, un cœur blessé, une tragique perte. C’est traverser un continent et trainer  de la consolation pour un ami virtuel. C’est ne pas trouver le mot juste pour lui dire de tenir bon. C’est risquer de lui dire courage. Comment être courageux devant une telle atrocité ?

Les victimes de la haine sont nombreuses et proviennent de partout. L’insécurité est mondiale. Et l’amour doit trouver sa place aussi dans ce monde. L’amour n’est jamais vain. Nous en avons reçu durant ce moment catastrophique du 12 janvier 2010. Ne refusons pas d’en partager sous prétexte qu’à Port-au-Prince aussi des gens meurent tragiquement. Quelque soit ou les gens laissent leur vie, Orlando, Chad, Bagdad, Bruxelles, Haïti …quelque part sur la terre une âme pleure leur départ. J’en suis terriblement désolée pour mon ami dont j’ai choisi de taire le nom. Je suis donc Nice. Je suis partout où les crimes gratuites font des victimes.

 

Partir en voyage scolaire au Cap-Haïtien, comment?

Pour des étudiants à l’université, étudier dans les livres n’est pas suffisant. Entre les cours d’économie , de langues, d’introduction à la gestion et aux droits… les étudiants de l’Université Notre-Dame de Jacmel (L’UNDH-Jacmel) , classe de francais- année préparatoire s’exercent aussi au leadership. Organiser un voyage scolaire au Cap-Haïtien était l’épreuve à subir durant tout un semestre. Coup d’oeil sur le leadership de ces jeunes futurs gestionnaires.

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Juszezak Sarah prenant fièrement la parole au concert de levée de fonds

A l’initiative de ce brillant projet la professeure de français, Sarah Juszezak. Détentrice d’un master en communication internationale et d’une maîtrise en didactique des langues étrangères, Sarah est française d’origine haitienne.  Elle a vécu en France avant de faire le choix de vivre dans son pays d’origine.  Enseignante de français à l’UNDH-Jacmel, elle a voulu faire de son cours ce dernier semestre un cours concret en privilégiant la méthode actionnelle dans l’apprentissage et l’enseignement du français en considérant les étudiants de l’année préparatoire comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches tout au long du semestre jusqu’à la réalisation d’un projet final. Ce projet final devrait permettre aux étudiants  ou apprenants de comprendre pourquoi ils agissent.

Dans cette perspective, les étudiants  ont donc décidé, avec leur professeur de français, d’organiser un voyage  dans le  nord du pays du 25 au 29 Juillet 2016. Tout au long du second semestre, le cours de français s’est articulé autour de ce projet communautaire, depuis sa conception jusqu’ à sa réalisation. Ce projet a permis au cours de français d’évoluer sur des thématiques comme le francais du tourisme, le francais administratif, communiquer avec un sponsor ou d’autres partenaires…L’expérience est aussi utile à leur sens du leadership et organisationnel. Ce projet de voyage avoisine les 355,000.00 gourdes de budget . Les idées pleuvent pour réunir les sous. Et la méthode actionnelle fait ses preuves.

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Dans la boite à idée, un grand tournoi de football entre les différents établissements scolaires de la ville de Jacmel. Le College Inter-Familia en a profité pour rafler le titre de champion, Il y a eu aussi  » Les Jeudis du cinema » Projection de grands films classiques. Mais la plus brillante des idées fut de choisir un parrain pour ce projet a haute visée vers  l’excellence dans la linguistique, la recherche culturelle et communautaire. Un choix qui s’est porté peut-on lire dans leur dossier de presse, sur l’artiste Jean Jean Roosevelt.

Pourquoi Jean Jean Roosevelt?

Gagnant des derniers Jeux de la francophonie et du prix TV5 monde. Les étudiants l’ont choisi parce qu’il est l’ambassadeur de la langue française à travers le monde francophone, et aussi pour ses nombreux engagements dans des projets communautaires en Haiti. Son soutien au projet a été marqué par un concert de levée de fonds qu’il a donné dans la ville de Jacmel le vendredi 8 juillet.

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C’est dans l’euphorie et la joie que les fonds ont été récoltés grâce à la musique de Jean Jean Roosevelt. Ces chansons sont scandées une à une par un public assis en maitre d’œuvre. Les participants avaient le contrôle de la programmation et choisissaient eux-même la chanson suivante. Une forte préférence pour le dernier album du chanteur est remarquée. Le public de jacmel présent au Bèlvédère montrait une réelle connaissance de l’œuvre musicale de Jean Jean Roosevelt qui a du coup fait vivre un moment de folie au Bèlvédère plein comme un oeuf.

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Grâce au leadership des apprenants, ce concert considéré comme l’une des étapes pouvant les aider à boucler un cycle fut un succès. Sarah Juszezak a confié sa fièrté débordante à l’endroit de ses étudiants. Pour elle cette réussite a un double-sens. Pouvoir donner la possibilité à une quarantaine de jeunes de découvrir une partie importante de l’histoire du pays, et de changer l’image d’Haïti à l’extérieur. Ayant vécu ailleurs, elle cotoie les préjugés sur sa communauté d’origine très souvent. A l’aide d’un documentaire présentant toutes les étapes de la préparation du voyage jusqu’au déplacement au Cap-Haïtien, elle veut prouver au monde que son pays n’est pas seulement la pauvreté et la précarité, l’insécurité ou la faim, mais aussi des jeunes entreprenants et compétents, un pays avec une culture riche et envoûtante.

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Si l’on peut se fier au nombre de participants présents à cette manifestation culturelle, les fonds ont bien été levées. Il ne reste qu’à souhaiter un bon voyage à toute l’équipe. Sinon, on peut exhorter d’autres universités ou groupes sociaux/politiques à faire l’expérience des projets communautaires participatifs.L’UNDH-Jacmel, classe de francais en année préparatoire l’a réussi haut les mains.

Haïti et Sénégal ensemble contre la violence faite aux femmes

Jean Jean Roosevelt et Xuman, Ils sont du genre à aller directement au but quand ils vous conseillent, ils ne prennent pas de gants et vous lancent sans façon « Laisse tomber ». Ce sont deux artistes francophones et ensemble ils chantent une chanson pour conscientiser les femmes victimes de violences conjugales.

Laisse tomber est avant tout le 9ème  son placé sous l’album Ma Direction de Jean Jean Roosevelt, le tout dernier de l’artiste qui chez nous se passe de présentation. En revanche Xuman, est la voix fraternelle qui se pose sur cette mélodie qui prétend parler aux femmes qui ont besoin d’aide. Il nous vient tout droit de Sénégal, le pays qui l’a vu grandir bien qu’il a pris naissance en Côte d’Ivoire. L’un des pionniers du rap sénégalais il est considéré comme un artiste engagé et est connu pour ses textes virulents. Les deux artistes se ressemblent à bien de points, leur engagement dans la vie sociale et politique de leur communauté, leur préoccupation pour le bien-être de la planète entière et leur lutte pour le respect des droits fondamentaux.

Cette collaboration est née des retombées de la signature de Jean Jean Roosevelt avec Prince Arts,  une maison de production Franco-sénégalaise, pour son 4ème album. La musique est une vraie conversation qui révèle à la femme victime des secrets sur ces hommes-bourreaux, qui lui montre ses propres capacités afin de ne pas subir ces mauvais traitements. Leur approche est intéressante dans la mesure où elle place la femme dans ce rôle de supériorité qui abaisse le bourreau et qui peut redonner confiance à chaque femme affligée, dans une société où trop souvent leur sort est incompris tant par elles-mêmes que par leur entourage. Les Gisèle de tous les noms n’ont qu’à bien écouter Laisse tomber pour reprendre confiance et agir en conséquence, grâce à la combinaison musicale de Jean Jean et de Xuman.

Laisse tomber fera bientôt le tour de nos écrans puisque le chanteur Prix TV5 Monde 2013 s’est envolé le mardi 7 juin vers la France et le Sénégal pour tourner le vidéo-clip de la chanson, mais aussi d’autres titres comme l’ile de Gorée et Paroles toujours sur son 4ème album feront l’objet de vidéo-clips. Une virée artistique au Burkina Faso est aussi prévue pendant ce voyage.

Ce lien pour savourer la musique (Laisse tomber), je vous souhaite une bonne écoute!

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